archeologie
Posté le 29.10.2006 par g3l1s1
COMMENTAIRE D UN TEXTE EXTRAIT DU CANTULAIRE DE GELLONE
TRADUCTION:
Au nom du Seigneur, moi, Stéphane, et mon épouse Ingilsens et nos fils Pierre et Willem, sommes donateurs en faveur de St Sauveur de Gellone et de la Ste Crois et de St Guilhem, de quelque alleus à nous, à cause de l'amour de Dieu et du repose de notre âme. Et cet alleu se trouve dans le comté de Substantion dans la Viguerie de Maguelone, sous l'autorité du Castrum (château) de Mauguio dans la villa qui est appelée Memtes, nous donnons une parcelle de terre que l'on appelle Clausel et elle confronte aux Salaison à la terre comtale et vers l'ouest à une voie publique.
En quoi ce texte nous apporte des informations en archéologie médiévale??
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Posté le 29.10.2006 par g3l1s1
COMMENTAIRE D UNE ANOMALIE PAYSAGERE
Un exemple d'anomalie paysagère.
La motte (château du premier âge féodal) forme un relief le plus souvent artificiel cré par l'homme (surtout dans les régions de plaine) et quelque fois aménagé (dans les régions les plus accidentées). Le tertre occupant le plan intermédiaire de la photographie correspond à la motte elle-même qui portait à l'origine un donjon en bois.
Au premier plan, un relief moins élevé marque l'emplacement de la basse cour.
A l'arrière plan, le donjon en pierre s'élevant sur la motte est postérieur à la première édification du château.
Toutes ces traces dans le paysage (anomalies parcéllaires et paysagères) sont décelables soit sur des photographies aériennes, soit sur les cartes et les plans cadastraux actuels ou anciens (cadastres Napoléoniens).
Ces anomalies signalent la présence de routes, de fortifications anciennes, d'habitats parfois établis au bord de cours d'eau ou de rivage fossiles ayant disparus aujourd'hui. Leur repérage et leur analyse permettent ainsi de reconsitituer le paysage antique et médiéval.
Posté le 29.10.2006 par g3l1s1
1) INTRODUTION: DEFINITION DES METHODES ET NOTIONS DE BASE EN ARCHEOLOGIE MEDIEVALE.
Archéologie
C'est une science auxiliaire de l'Histoire au même titre que l'épigraphie (lecture et analyse des inscriptions dans la pierre) ou que la paléographie (lecture et analyse des manuscrits anciens). L'archéologie étudie le passé à partir des vestiges matériels qui subsitent sur les sites archéologiques.
Qu'est ce qu'un site archéologique?
Il peut s'agir:
- de constructions encore visibles ou même utilisées, habitées, parfois en bon état de conservation : acqueducs, églises, temples, châteaux...
- d'objets de la vie quotidienns, de fragments de céramiques, de métal, d'ossements, d'os travaillés... accompagnés de matériaux de construction (pierre, briques, tuiles...) visibles à la surface du sol après des labours dans les champs ou encore repérables en coupe lors de travaus. Ces vestiges qui peuvent dater de l'Antiquité ou de Moyen Âge.. révèlent l'existence d'un habitat, d'une nécropole ou d'un autre type d'établissement artisanal (fabrication enforts, tuiles...) ou portuaire...Ce terme peut aaussi s'appliquer à des éléments d'architecture en apparence isolés: une crois au bord d'un chemin, une borne, un sarcophage, des pierres ou du marbre sculpté.
- enfin les archéologues attribuent aussi le mot site archéologique de plus en plus à la forme particulière de certain champs, on parle alor d'anomalies parcéllaires.
commentaire d'une anomalie parcellaire:
Ce document représente un extrait cadastral. Il reproduit le tracé de différentes parcelles ou champs qui s'organisent sur le territoire pris en compte. Un extrait cadastral est une partie du plan du territoire commune.
Ceci est un exemple d'anomalie parcellaire.
(voir commentaire)
commentaire d'une anomalie paysagère:
Ce document est une photographie ayant pour source J.Chapelot et R.Fossier, Le village et la maison au Moyen-Âge.
En quoi l'archéologie médiévale diffère-t-elle de cette définition valable pour les périodes antérieures de l'antiquité de la protohistoire ou de la préhistoire?? --> L'archéologie préhistorique ne dispose pas de sources écrites et se préoccupe d'étudier le passé uniquement à partir des vestiges matériels. Avec l'antiquité les textes restent rares et souvent peu utilisables directement dans cette discipline. Les nombreuses inscriptions compensent en partie cette carence. Le Moyen-Âge voit apparaître une documentation écrite bien plus abondante composée non plus essentiellement de textes littéraires mais aussi d'actes de droits privés ou publics très utils pour l'archéologue.
commentaire d'un texte:
texte extrait du cantulaire de Gellone
Posté le 29.10.2006 par g3l1s1
COMMENTAIRE D UN EXTRAIT CADASTRAL.
Ce document est tiré de Les paysages de l'Antiquité: terres et cadastres de l'occident romain de G.Chouquer et F.Favery avec la collaboration de P.Poupet.
Cet extrait d'un plan cadastral donne le tracet des différentes parcelles présentes dans ce village. Nous remarquons que la majorité de ces parcelles s'organisent selon une orientation dominante et orthogonale à 32° à l'est du nord géographiquement comme l'indique le signal des auteurs de l'ouvrage. Cette orientation correspond à un héritage romain et se calque sur une centuration qui intègre un limes fossile. Une implantation plus tardive médiévale vient perturber cet ordre en surajoutant des parcelles de forme plus ou moins circulaires. A l'extérieur, les maisons du village s'organisent de manière concentrique. On peut aussi observer une anomalie parcellaire ( la basse cour ) qui contraste avec la morphologie agraire dominante. Il y a aussi une anomalie de relief (la motte) qui modifie le paysage et constitue une anomalie paysagère.
Posté le 29.10.2006 par g3l1s1
en ce qui concerne les cours d'archéologie.. je sépare les cours en eux-même des commentaires , je fais juste un ti com au endroit des dits commentaires dans le cours. Les commentaires vous les retrouverai dans d'autres articles.
Pour le cours sur l'archéologie il ne fera l'objet que d'un article par chapitre (donc un seul article vu l'évolution du cours! ^^ ) je modifirais donc l'article a chaque fois!
Posté le 29.10.2006 par g3l1s1
COMMENTAIRE : TABLEAU TYPOLOGIQUE DES SEPULTURES.
Ce tableau typologique des sépultures est extrait de l'ouvrage collectif Naissance des arts chrétiens Atlas des mouvements paléochrétiens de la France. Il présente une typologie c'est à dire la représentation des différents types de tombes construites ou amménagées entre le bas empire romain et l'achévement du Moyen Äge. Cette reproduction des différents types de tombes est présenté en plan c'est à dire vue de dessus et non pas en coupe. La typologie s'organise en deux parties:
Tout d'abord en partant du bas de la page de la lettre A à la lettre I, la typologie présente l'évolution chronologique de l'architecture funéraire c'est à dire celle des tombes de la fin de l'antiquité au bas moyen âge.
La seconde partie c'est à dire les tombes désignées par les lettre L à M, se distingue des autres inhumations par leurs caractères exceptionnels.
M : Ils s'agit en premier lieur pour la lettre M des tombes rupestres c'est à dire creusées dans le rocher qui forme le substrat appelé aussi le sol géologique étudié. D'un seul tenant comme les sarcophages, elles ne fournissent néanmoins pas le même indicateur sociologique. Les sarcophages signalent toujours l'appartenance de la personne défunte au couche les plus aisées. On a pu ainsi déterminer grâce à l'étude en particulier des sarcophages chrétiens provencaux (d'Arles et de Marseille) que la conversion au christianisme dès l'Antiquité galo-romaine était surtout le fait de l'aristocratie urbaine.
La présence de tombes rupestres donne des informations d'ordre géologique, signal une récupération dans un but funéraire des roches locales ou peut-être même un mode d'occupation rupestre de la régon étudiée c'est à dire l'utilisation de la roche mère ou substrat dans l'architecture de l'habitat à des sépultures.
L'auteur du tableau typologique signal néanmoins une évolution dans la morphologie des tombes rupestres avec pour la période de l'Antiquité une forme ovale allongée pour le tracé de la fosse creusée dans le rocher. Le second rectangle placé à droite du premier présente une évolution médiévale avec formes trapézoïdales pour la plus grande partie de la fosse et une logette céphalique qui marque la place de la tête et caractérise les tombes médiévales.
J K L : Pour les sarcophages J,K,L la typologie présente une évolution analogue: sarcophages rectangulaires arrondis aux angles pour les périodes hautes c'est à dire le bas Empire (J) ; trapézoïdal dans une première évolution et resséré au niveau des pieds de la personne défunte (K) ; enfin correspondant à une période plus tardive marquée par une logette céphalique à l'intérieur de la tombe/sarcophage et presque trapézoïdal pour les contours éxtérieurs (L).
A : Le type le plus ancien (A) est le coffre de tegulae c'est à dire le coffre construit avec des tuiles romaines différentes dans leurs formes des tuiles canal produites au Moyen Äge et encore aujourd'hui recourbées en demi-cercle et de forme allongée.
Les tuiles romaines de format rectangulaire possédaient deux bords sur le long côté repliés à angle droit.
Le coffre de tegulae de forme quadrangulaire se rattache à l'architecture funéraire antique et ne se retrouve plus au delà des dernières décénies du 4eme siècle. Son appareil très régulier fait de tuiles à rebords tapisse tant le fone que les bords de al fosse préalablement creusé pour la tombe. A l'opposé de la sépulture dite en "bâtière" plus tardive, la couverture de la tombe du coffre en tegulae est globalement horizontale faite de tuile à rebord posées à plat.
B : Le coffre évolue ensuite vers un second (B) coffre de tegulae à couvercle en bâtière. Le plan de la fosse et du bas de la tombe conserve une forme rectangulaire. Le couvercle par contre se modifit et adopte la forme d'un toit à double pente dit en bâtière composé de tuile romaine comme pour le coffre quadrangulaire . Son couvercle réalisé par assemblage de 2 rangs de tegulae placés à l'oblique reçoit à son sommet une rangée de tuiles canal c'est à dire en forme d'arc de cercle plus proche des tuiles médiévales ou même actuelles. La datation de ces tombes se situe au Veme et au VIeme siècle.
C : La tombe en pleine terre du cadre (C) couvre presque pour sa datation les deux périodes d'utilisation des coffres en tegulae rectangulaire et des coffres en tegulae à couvercle en "batière" puisqu'on la retrouve dans les nécropoles de manière majoritaire entre la fin du IVème et la fin du VIème siècle. Sur le plan, elle semble ne comporter qu'une simple fosse creusée dans la terre .
D : En réalité, le pouvait avoir été placé préalablement dans un coffre en bois dont les traces ont disparues car c'est un matériau périssable. Après la fin du VIème siècle, la tombe en pleine terre continue d'exister mais plutôt de manière anecdotique pendant toute la période du Moyen-âge. Quelque fois la présence d'un bon nombre de pierre de calage placées sur les bords de la fosse permet de restituer la forme du coffre en bois (D). Il est formé par un assemblage de planche bloquées par des galets ou par des moellons déposés tant sur les côtés longitudinaux qu'à l'emplacement de la tête.
E : Le coffre maçonné succède au coffre en bois et se rencontre essentiellement entre le VIème et le VIIIème siècle. De plan globalement rectangulaire pouvant s'arrondir aux angles, il se compose de moellons de tailles inégales et de petites pierres assemblées à l'aide de mortier. Le coffre en pierre devient très vite l'architecture funéraire type qui se maintient avec des transformations successives jusqu'au XIIIème siècle ou au XIVème siècle.
F : Le coffre complet de dalles apparaît au même moment que le coffre maçonné c'est à dire au VIème siècle. De forme rectangulaire ou trapézoïdale, il utilise des pierres plates plus ou moins régulières appelées dales. Les premiers coffres en dalles attribuables au VIème et VIIème siècle sont dits complets car ils possèdent un fond tapissé de pierres plates qui disparait dans les formes tardives. Ils reçoivent aussi une couverture qui n'apparait pas sur le dessin. En ce qui concerne le coffre lui même, les dalles latérales et longitudinales s'appuient dans la fosse préalablement creusée et sont calées à l'extérieur par de petites pierres.
G : Le coffre mixte remplace progressivement le coffre complet de dalles et s'impose au VIIIème siècle. Il associe des éléments en pierre plate et d'autres en bois qui non conservés se trouvaient à l'emplacement des lignes en pointillés.
H : A partir de la période du règne des rois Carrolingiens (milieu du VIIIème siècle) apparaît le coffre de dalles de plan ovale. Le terme dalle ne convient plus tout à fait pour désigner ce type de tombe qui se compose à l'exception du couvercle de pierres bien plus épaisses de tailles irrégulières. Après l'époque Carollingienne et au moins jusqu'au XIIIème ou XIVème siècle, le coffre de dalles se maintient et adopte souvent un plan anthropomorphe c'est à dire presque oval avec une logette céphalique quadrangulaire réservée pour l'emplacement de la tête.