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L’avènement des loisirs populaires : les congés

L’avènement des loisirs populaires : les congés

Posté le 05.01.2007 par ingride bernard groupe 3
L’avènement des loisirs populaires : les congés payés

Introduction :
Face aux crises de juin 1936, grèves avec occupations d’usines, Léon Blum réunit à l’hôtel Matignon, le 7 juin, les représentants du patronat et ceux de la CGT, syndicat de gauche. La négociation aboutit aux accords Matignon, célébrés à l’époque comme une véritable charte de travail. Les accords prévoient entre autre : une hausse des salaires de 7 à 15%, la naissance de la liberté d’actions syndicales et la pratique des conventions collectives. La durée du temps de travail est abaissée à 40h au lieu de 48h par semaine.
Après le 20 juin, une loi est votée, celle des deux semaines de congés payés annuels. Le droit aux loisirs, jusque là, réservé aux élites, s’offre désormais aux ouvriers. Un développement important des loisirs se produit, on les appellera «  les loisirs populaires ».

I° Les mesures pour un meilleur accès aux loisirs
A/par le gouvernement
Grâce aux congés payés, les travailleurs vont pouvoir disposer de leur temps libre comme ils l’entendent, se cultiver ou aller au grand air. Cependant, les voyages et les loisirs restent inaccessibles pour la majorité. Le train, unique moyen de transport à l’époque, reste trop cher. Les voitures individuelles sont réservées à l’élite. La plupart des travailleurs n’ont jamais eu l’occasion de voyager pour leur plaisir en France.
Le cabinet de Léon Blum crée un sous secrétariat d’Etat des sports et loisirs dont le titulaire est Léo Lagrange. Celui-ci crée, en 1936, des «  billets populaires  de congé annuel ». Les ouvriers peuvent donc bénéficier dès l’été 36, de billets de chemin de fer bénéficiant de 40% de réduction. Pour bénéficier de ces billets, il fallait présenter un carnet attestant la titularisation d’un congé payé, et l’ouvrier pouvait partir seul ou avec sa famille, la femme et les enfants mineurs bénéficiant de cette même réduction.
Le gouvernement aida également, en autre, les stations de ski en proposant des réductions avec des chalets populaires et des réductions sur le séjour.
Cependant, certaines dates telles que les fêtes ( 14 juillet et 15 août ) et les retour de vacances traditionnels de fin juillet et fin août furent interdits à ce type de voyageurs, en raison des difficultés déjà existantes dues au voyageurs habituels.
Dès l’été 1936, plus de 600 000 voyageurs bénéficièrent de ces billets et plus d’un million en 1937.


B/ Les associations
Depuis 1930, de nombreuses associations à l’imitation des auberges allemandes sont crées. En 1936, le nombre augmente considérablement, grâce à l’organisation des vacances ouvrières, qui va permettre aux jeunes travailleurs peu fortunés de séjourner sans trop de frais tout en prenant l’habitude de la vie collective.
Les auberges de jeunesse, sous l’impulsion de Marc Sangnier, fondateur de la « Ligue française pour les auberges de la jeunesse » se développent . A partir de juin 1933, une scission intervient et est crée le «  centre laïque des auberges de la jeunesse », crée par un groupe d’association comprenant le Syndicat national des instituteurs, la Fédération générale de l’enseignement, la Ligue française de l’enseignement, la Fédération nationale des municipalités socialistes, la CGT. En novembre 1934, un nouveau mouvement est lancé, le « Comité des auberges du nouveau monde » présidé par Jean Giono.
Déjà existantes, les auberges ont pris un grand essor en 1936. De juin à décembre, leur nombre est passé de 250 à 400.
Elles bénéficient de subventions et se voient attribué une mission de service public : les Auberges de jeunesse et le comité confédéral d’éducation ouvrière de la CGT sont associé au comité interministériel de 1936.
Dans les entreprises, de nombreux syndicats sont nés, par exemple, le syndicat des plombiers couvreurs, ayant déjà sa caisse de solidarité, a crée sa colonie de vacances enfantine ainsi que des comités de loisirs.
En juillet 1936, une association de tourisme populaire s’est crée sous le nom «  les vacances pour tous » : des camps et colonies de vacances pour enfants, terrains de camping, hôtels coopératifs seront crées.
De même que le gouvernement donne son appui à l’association des «  Faucons rouges », véritable scoutisme à l’usage des jeunes socialistes.
Des encouragements sont apportés à tous les créateurs ouvrant au peuple les voies de la culture.
Dans l’hebdomadaire Vendredi Jacques Soustelle, membre du comité de vigilance des intellectuels antifascistes, définit cette politique : «  Ouvrons les portes de la culture,brisons la muraille qui entourait, comme un beau parc interdit aux pauvres gens, une culture réservée à une élite de privilégiés ! ».


II° La naissance d’une culture populaire 
A/ L’euphorie de l’été 1936
Grâce au temps libre accordé aux ouvriers, ceux-ci découvrent les joies de la grasse matinée, du temps pour soir, du repos tout simplement. Ils s’intéressent désormais à la culture, ce qui deviendra une marque de cet esprit du Front populaire : le fait que les ouvriers partent en vacances, leur donne le sentiment d’avoir enfin une place dans la société, et ne se sentent plus comme un simple outil de production, développant leur corps et leur esprit, un climat d’optimisme emporte le pays.
Le tourisme ouvrier décolle dès l’été 1936. On parle même d’ « euphorie de l’été 36 ». Outre les nombreux départs utilisant les chemins de fer, on n’oublie pas le mystique tandem des congés payés.
Les ouvriers envahissent les plages ou bien retournent dans leur région d’origine, peuvent désormais aller voir la famille. C’est l’apparition du tourisme de masse.
B/ Le développement culturel
Les loisirs sont quelques heures consacrées à l’information, au sport, au spectacle, au café. Les lois de 36 créent véritablement les loisirs populaires.
Des groupes «  populaires » s’intéressant au théâtre, au cinéma, à la radio, se forment, sous l’égide de partis politiques, comme «  Mai 36 », groupement populaire d’art et de culture » rattaché au parti socialiste.
a)le théâtre et les spectacles
Romain Rolland reprend sa pièce, le Quatorze juillet crée pour la
première fois en 1902 sans grand succès. Les chroniqueurs de Vendredi et de La lumière célébrèrent cet évènement, l’avènement du « théâtre populaire », la réconciliation du peuple et du théâtre. Cette représentation qui dura une semaine, fut un miracle. Les habitués du théâtre étaient là mais aussi étaient présents les intellectuels du Front populaire et les syndiqués, autrement dit les salariés pauvres. A la fin du spectacle, acteurs, spectateurs et figurants chantèrent en même temps La Marseillaise et l’Internationale.
Le peuple avait accès à la musique grâce aux music-halls et cabarets.

b)L’information
La presse écrite restait le principal moyen d’information et tirait à plus de 10 000 000 d’exemplaires. En moyenne, les ouvriers achetaient un journal matin et soir. La presse parisienne, dont le tirage dépassait de peu celui de la provinciale était diffusé partout, surtout le journal Paris-Soir.
Les journaux parisiens de droite l’emportaient de beaucoup, car la grande presse dite d’information, était depuis février 1934, de plus en plus engagée contre la gauche. En provinces, radicaux et socialistes étaient beaucoup mieux représentés. Les tirages de la presse économique étaient faibles en raison de leur basse qualité.
Les idéologies extrêmes étaient les mieux vendues : pour l’extrême droit, la meilleure vente était pour le Gringoire tiré à 650 000 et pour la gauche, le journal communiste l’humanité ou Le Petit Journal , celui-ci socialiste.
La presse diffusait une information nocive, les journaux de droite à grand tirage étaient caractérisés par une violence jusqu’à la provocation à l’assassinat. Une loi de janvier 1936 interdit l’appel au meurtre, mais le gouvernement de Front populaire échoua dans sa tentative de moraliser les journaux.
En revanche le niveau intellectuel et culturel des journaux s’est élevé grâce à la qualité de grands reporters tels que : Albert Londres ou Jacques Viot et de grands écrivains tels que Saint-Exupéry.
La presse photographiées naquit pendant cette période : Vu sera le premier grand journal illustré.
La « presse du cœur » apparut vraiment avec Marie-Claire de Marcelle Auclair et Pierre Bost en 1937.
La presse enfantine évolua, celle de 1914 disparut supplanté par celle de 1939, Le journal de Mickey.
Les nouveaux moyens d’information ne concurrençaient pas encore les journaux. Pour la radio, on passe de 500 000 récepteurs en 1930 à 5 500 000 en 1939. C’est en 1936 qu’elle joua un grand rôle dans une campagne électorale, en donnant la parole à tous les partis.
c)le cinéma
C’est un art populaire que les ouvriers peuvent s’offrir. Les masses s’y précipitent chaque fin de semaine. L’apparition du son augmente le coût de fabrication des films et la France est bientôt envahie de films étrangers allemands ou soviétiques.
Il a plusieurs publics, le dit populaire qui va au cinéma de son quartier sans trop se soucier du programme et le plus bourgeois, plus attiré par des films d’auteurs.
Dès 1935-1936, les grands metteurs en scène français et étrangers imposent un cinéma de qualité à tous les publics, ce qui a contribué à apporter une culture de qualité au peuple.
Les deux plus grands cinéastes de ce temps, Vigo et Renoir, dont le second nous a laissé une trace de la société des congés-payés La Vie est à nous.
d)le sport
Le sport est important à cette époque. Entre autres, les deux grandes passions populaires sont le football et le cyclisme. Les femmes s’effacent du sport-spectacle, le tennis reste mondain et donc réservé aux plus riches.
Les hommes de tout âge vont sur un terrain vague pour taper le ballon, de même pour les écoles et collèges où les enfants laissent les cordes à sauter pour le ballon ou la balle. Avant la guerre, le sport était discriminatoire. C‘est une véritable rupture des mentalités. A part le polo et le golf, pourtant ouvrier en Ecosse, il est difficile de relever après 1930 des sports dont les classes populaires soient exclues. Le tennis, cependant, reste élitiste, dû à sa pratique coûteuse.
Cependant, le sport, désormais accessible à tous, apparaît comme un moyen d’ascension sociale. En effet, le football, le rugby, le cyclisme permettent à de jeunes ouvriers d’échapper à la production. Le Football, l’hiver et le cyclisme l’été, étaient de grandes passions populaires, avec le championnat et la coupe de France et le Tour de France. C’est une véritable démocratisation du sport qui se fait dès 1936. Le sport de masse apporte quelques médailles d’or à la France, aux jeux olympiques de 1936 à berlin.

III° La réaction de la droite
A/ En politique
Les réactions de la droite furent violentes envers les mesures créatrices de temps libre pour les ouvriers. Elle a rendu responsable les lois sociales «  créatrices de besoins et primes à la paresse ». Tout comme elle a réagit à la création du poste de Léo Lagrange de sous secrétaire d’Etat au sport et à l’organisation des loisirs en le qualifiant de «  ministère de la paresse ».
Elle accusa même Léon Blum d’avoir détourné du travail les ouvriers français.
Pour elle, les ouvriers ne doivent pas bénéficier de ce temps libre, mais plutôt participer à la production et la relance de la croissance, dans cette période de crise économique des années 30. Elle accuse le gouvernement de «  céder » à la pression des grèves du mois de juin.
La presse d’extrême-droite, très présente, a même harcelé le ministre de l’intérieur, Roger Salengro, en l’accusant d’avoir trahi la France durant la guerre de 14-18, ce qui l’a contraint à se donner la mort. Plus tard, ils s’attaqueront à Léon Blum, lui-même.
Personne à droite n’a cherché à comprendre les possibilités de régénération que des réformes sociales pouvaient apporter à un régime en crise.
B/ Les bourgeois
Le tourisme populaire a permis la rencontre entre deux mondes : les ouvriers et les « habitués », les bourgeois. Ces derniers voient d’un mauvais œil l’arrivée des «  prolétaires » sur leurs lieux de vacances, ils refusent la présence des «  salopards en casquettes » avec leurs mauvaises manières. Ils préfèrent rester entre gens de bonne compagnie. Les ouvriers polluent avec leur parfum bon marché. Ils envahissent les plages sans scrupules, se croient chez eux, ne méritent pas ce repos. Ils ne sont pas à leur place, leur place est à l’usine, au travail, à produire pour faire vivre le pays, telle est leur destinée.





Conclusion :
Outre un temps de repos pour les ouvriers, les congés payés ainsi que les nombreuses mesures et réductions, leur ont permis, un meilleurs accès à la culture. De plus, ces lois sociales ont développé un sentiment d’appartenance à la société autre que celui d’outil de production, on parlera de désaliénation de la classe ouvrière.
L’avènement des loisirs populaires ne sera pas étranger à la vague de culture de masse qui viendra plus tard, sans doute aidée par l’adoption de la 5ème semaine de congés payés en 1981 par Pierre Mauroy.














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:: Les commentaires des internautes

Ce qui importe vraiment.
Posté par Di Mercurio le 23.01.2007

Français, françaises.
Attention: Très important, lisez ce message jusqu'au bout.
Il vous faut savoir, et ce, sans aucun délai, que tous, je dis bien tous, que l'on soit politicien, scientifique, industriel, ouvrier, étudient, que l'on soit prêtre, pasteur, imam, rabin, gourou, je dis bien tous, que l'on y croit ou non, du plus petit jusqu'au plus grand, du plus jeune au plus ancien, tous, sans aucune exception, avons été jugés coupables d'avoir cassé la loi morale de Dieu; les dix commandements. Jugez-en vous même; Avez-vous déjà menti ? (Même une seule fois). Avez-vous déjà volé ? (Peu importe la valeur). Avez-vous désiré quelque chose qui ne vous appartiens pas ? Avez-vous regardé une femme pour la convoiter ? Jésus a dit que vous avez déjà commis un adultère avec elle dans votre coeur. Avez-vous pensé du mal de quelqu'un ? (La Bible dit que vous êtes un meurtrier). Avez-vous toujours placé Dieu en premier dans votre vie ? Vous êtes-vous fabriqués des dieux qui vous conviennent ? Avez-vous blasphémé ? Avez-vous toujours honoré vos parents ? (Même à l'adolescence). Avez-vous respecté un jour de repos ? (Pour le passer avec Dieu). Ecoutez votre conscience et soyez honnêtes. Vous savez que vous êtes coupable. Il est donné à l'homme de mourir une seule fois et après, quelque soit sa religion, qu'il y croit ou non, c'est le jugement. Le jour du jugement, quand toutes vos actions cachées seront exposées comme preuves de votre culpabilité, vous serez jeté en enfer. Pensez-y.
Mais Dieu ne veut pas vous envoyer en enfer. Il a fait en sorte que vous puissiez éviter la fournaise. "Dieu prouve son amour envers nous en ce que lorsque nous étions encore pécheurs, Jésus, le Christ, est mort pour nous", puis il s'éleva d'entre les morts et vaincu la mort. Nous avons cassé la loi morale de Dieu et Jésus a payé l'amende pour nous en prenant sur lui le châtiment qui nous était destiné. C'est aussi simple que ça. Si vous vous repentez et si vous placez votre foi en Jésus seul pour votre salut éternel, Dieu vous pardonnera et vous accordera la vie éternelle à ses côtés, et ce, pour l'éternité. Lisez la Bible et mettez la en pratique....................Dieu ne vous abandonnera jamais.




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