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les instituteurs de la III république

les instituteurs de la III république

Posté le 19.12.2006 par laura et claire
LES INSTITUTEURS DE LA III EME REPUBLIQUE



Plan :

I/ Les lois scolaires concernant l’enseignement primaire

a/ Les lois en vigueur au début de la III ème République
1-1- La loi Guizot, 28juin 1833
2-La loi Falloux, 15 mars 1850

b/ Les lois Ferry
1-Laïcité
2-Gratuité
3-Obligation

II/ L’instituteur

a/ Origine sociale et choix du métier

b/ Orientation politique et religieuse
1-Religion
2-Politique
3-Franc-maçonnerie et syndicat

c/ La place de l’instituteur dans la communauté

III/ Le métier d’instituteur

a/ La formation des instituteurs
1-L’Ecole normale, la « grande porte »
2-La « petite porte »

b/ La mission du maître

c/ La carrière d’instituteur

Introduction 
L'instituteur primaire, ou maître d'école est chargé de l'enseignement aux enfants de 6 à 13 ans sur tous le téritoire national. Sous la IIIéme réoublique l'école connait de nombreuses évolutions grace notament aux lois Ferry. Quelles sont les lois scolaires régissant l'école primaire? Qui est l'instituteur? Et qu'est-ce qu'être instituteur sous la IIIéme République?

I/ Les lois scolaires concernant l’enseignement primaire

a/ Les lois en vigueur au début de la III ème République

3-La loi Guizot, 28juin 1833

La loi Guizot sur l’enseignement primaire public promulguée le 28 juin 1833 constitue la première charte complète et détaillée de l’école en France. François Guizot juge que l’amélioration et l’extension de l’enseignement participeraient à « propager les Lumières », à améliorer les techniques de travail et ainsi à moraliser la population tout en réduisant sa misère, donc à limiter ses élans subversifs.

La loi Guizot statue sur le fonctionnement des écoles primaires, le contenu des enseignements et instaure un niveau d’enseignement primaire supérieur. Elle oblige chaque commune de plus de 500 habitants à entretenir une école de garçons et à rétribuer les instituteurs selon une grille uniformisée. L’enseignement tend à s’uniformiser, sous l’impulsion d’un État qui se soucie désormais de la formation des instituteurs (écoles normales, inspecteurs), et publie des manuels scolaires.

Cependant, son application est lente et ses résultats inégaux selon les régions. Malgré un gonflement remarquable des effectifs scolarisés et le recul de l’analphabétisme, des inégalités géographiques et sociales demeurent devant l’instruction.


4-Les lois Falloux, 15 mars 1850

Loi promulguée le 15 mars 1850, sous la IIe République, et donnant une part prépondérante à l'Église catholique dans le système éducatif français. La loi Falloux — du nom de son initiateur, un comte monarchiste et ultramontain élu en avril 1848 à la Chambre des députés — fixa durablement, pour partie jusqu'à nos jours, certaines règles du système scolaire primaire et secondaire français.

Cette loi fixait donc, d'une part, les règles régissant les rapports entre l'école publique telle qu'avait commencé à la mettre en place la loi Guizot de 1833 et l'école privée ; d'autre part, elle donnait à l'Église catholique un pouvoir considérable sur l'ensemble du système scolaire en affirmant le primat de l'éducation religieuse sur les autres matières et la prépondérance morale du curé sur l'enseignement dispensé par l'instituteur.

Cette loi marquait l'importance croissante que prenait, dans le débat politique, la question scolaire.










b/ Les lois Ferry

Apres les lois Guizot et Falloux, les lois Ferry adoptées à l’initiative du dirigeant républicain Jules Ferry de 1879 à 1882 marquent un tournant décisif dans l’histoire de l’enseignement en France. Elles s’inscrivent dans la lutte anticléricale menée par des hommes imprégnés par l’esprit des Lumières et par le positivisme : en enlevant à l’Église le quasi-monopole de l’éducation de la jeunesse française, Ferry espère réduire l’influence politique du catholicisme. Il veut enraciner la République en formant une génération ouverte au rationalisme scientifique, tout en favorisant une relative promotion sociale, contre l’inégalité des revenus qui prévaut alors. Ces lois consolidèrent le mouvement d’alphabétisation et d’instruction en France. Les successeurs de Jules Ferry ont poursuivi son œuvre : en 1886 est votée la loi laïcisant le personnel enseignant dans le primaire.

1-Laïcité

La loi du 28 mars 1882 supprime l’instruction religieuse des programmes, elle est remplacée par l’instruction morale et civique. La religion ne peut être enseignée qu’en dehors des heures de classes et hors des locaux scolaires. La laïcité, cependant, ne se limite pas aux programmes scolaires. Elle gagne d’abord les locaux. La question du crucifix dans les écoles reçoit une solution pragmatique : une circulaire du 2 novembre 1882 demande de ne pas mettre d’emblème religieux dans les locaux neuf ou rénovés et dans les autres cas de suivre le vœu des populations. Elle gagne ensuite les maîtres : la loi du 30 octobre 1886 oblige le gouvernement à remplacé tous les instituteurs publics congréganistes par des laïques dans un délais de cinq ans et les institutrices au fur et à mesure des vacances de postes.

2-Gratuité

L’essentiel de l’œuvre Républicaine est de constituer l’enseignement primaire en service public. C’est là le sens de la gratuité totale, établie par une loi du 16 juin 1881. L’argument le plus fort en faveur de la gratuité totale est le refus de distinctions introduites entre les enfants par la gratuité partielle. C’est argument est incontestable, contrairement à celui de l’efficacité de la gratuité sur la fréquentation scolaire. Les Républicains affirment un droit des enfants à l’instruction qui serait un devoir pour l’Etat.


3-Obligation

La gratuité est la condition préalable pour imposer l’obligation scolaire. La loi du 28 mars 1882 stipule qu’un père de famille soit envoyer ses enfants à l’école entre 6 et 13 ans, sauf s’ils obtiennent avant cet age leur certificat d’étude. Mais celle-ci n'est pas forcément respecté en effet lors des gros travaux agricols par exemple, l'enfant peut-être solicité à la ferme.







II/ L’instituteur

a/ Origine sociale et choix du métier

Les premiers recrutements se font dans une France profondément rurale, en effet en 1880 sept français sur dix vivent à la campagne. A la fin du XIXème siècle nombre d’instituteurs sont fin de petits paysans, de manœuvriers, de familles touchées par la faillite. D’autres encore sont fils de petits fonctionnaires : postiers, gardes champêtres, cantonnier, …
La famille se porte vers l’école normale car son accès est gratuit et que la profession est très prestigieuse. En effet elle permet une vie meilleure, n’a pas de contrainte physique, les revenus sont surs et il y les congés payés. Se métier permet donc une promotion sociale, culturelle et financière. A titre d’exemple le revenu d’un ouvrier agricole est de 400 Fr annuel alors qu’un instituteur en début de carrière en gagne 800.
Au lendemain de la grande guerre 65% des instituteurs sont des femmes, les hommes préférant aller vers d’autres emplois du secteur tertiaire plus rémunérés en étudiant dans l’enseignement secondaire. Les normaliennes viennent majoritairement de milieux plus aisés : employés, commerçants, petits fonctionnaires. Cela apparaît comme un débouché naturel pour ses milieux plus aisés car souhaiter qu’une fille poursuive des études jusqu’à dix-huit ans révèle un esprit assez moderne.
En 1920 à l’école normale de St-Lô la moitié des normaliens sont fils d’ouvriers ou d’employés. En effet nombre d’enfants de paysans sont morts lors de la guerre et il faut que les survivants reprennent l’exploitation et les fils d’instituteurs veulent des carrières mieux rémunérées.
La majorité des futurs instituteurs vient de familles Républicaines animées par l’amour de l’instruction.


b/ Orientation politique et religieuse

1-La religion

Les instituteurs restent en majorité des catholiques, et ceux qui ne l’étaient pas pratiquent quand même pour ne pas réveillé la colère de leur proche, notamment pour le mariage. Mais ils refusaient la tutelle revendiquée par le clergé, les dogmes obscurs et l’idée même du miracle. La religion officielle leur apparaît comme une intolérable superstition. Ils pratiquent une laïcité tolérante, ils sont neutres pour ainsi dire. Mais avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat la laïcité devient la condition première de la démocratie pour les instituteurs et même, pour certain, un impératif de justice social. Ils défendent l’anticléricalisme. Les inspecteurs organisent des conférences pédagogiques le vendredi avec des repas gras afin de repérer les instituteurs pratiquants. Un groupe d’institutrices se forme pour protester : il ne faut pas confondre laïcité et athéisme. Celles-ci sont frappées par de lourdes sanctions administratives.


2-La politique

Ils ont un certain idéal de la République : laïque, libérale, réformiste, attachée à la justice et à la défense des libertés individuelles, favorisant la promotion sociale, … Cet idéal est incarné par Jules Ferry et les opportunistes au début du XX ème siècle, puis par les Radicaux.

Mais seule une minorité s’engage contre la guerre au début du siècle. En effet le gouvernement voit d’un mauvais oeil que les instituteurs s’engagent politiquement. Ils peuvent être sanctionné par des blâmes, de peine de censure, des perquisitions, ou des déplacements d’office. Il est donc logique qu’ils aient une réticence vis-à-vis des actions militantes, ils évitent même de lire le journal « L’humanité », estimé trop à gauche.

Les instituteurs sont des sympathisants de gauches mais ne sont pas forcément contre la colonisation et la répression violente des grèves. Ils pensent qu’en apportant l’instruction à tous les injustices se gommeront d’elles-mêmes. L’instituteur soutient le fait que la France est le pays des droits de l’homme.


3- Franc-maçonnerie et syndicats

Franc-maçonnerie est présentée tantôt comme une arme de guerre contre la religion et tantôt comme une religion substitutive. Même s’il n’y a aucun moyen d’évaluer le nombre des instituteurs Franc-maçon, au moins peut-on observer qu’en 1898 vingt-et-un directeurs d’école ou instituteurs étaient délégués par leur loge à l’assemblée. Dans le Nord, en 1887, 39 instituteurs sur 753 sont affiliés à la Franc-maçonnerie.
Mais la maçonnerie n’a pas été l’élément unificateur du corps des instituteurs, l’appartenance reste périphérique. Ce qu’ils ont de socialiste les empêche de croire au rôle des sociétés occultes dans l’histoire. Quand ils décideront de se grouper se sera donc plutôt, comme dans l’action syndicale, au grand jour.

Les amicales réussissent, en 1907 elles regroupent 85 000 adhérents. Mais avec le succès vient l’embourgeoisement : leurs activités se limitent à des banquets ou des discours. Et elles sont entre les mains des gros bonnets de l’enseignement. On leur reproche leur timidité sociale voir leur compromission. Un courant syndicaliste-révolutionnaire se développe donc au sein du monde primaire. Les instituteurs créent des syndicats qui adhèrent à la Bourse du travail. Les instituteurs à la GCT c’était la subversion au cœur même de l’Etat, même s’ils refusaient l’idée de la grève générale. Mais une jurisprudence refusait au fonctionnaire le bénéfice de la loi de 1884 : un syndicat d’instituteurs était illégal. De 1905 à 1914 la fédération des syndicats poursuit son combat malgré les sanctions qui frappent ses responsables.
L’entre deux guerres ne marque pas une coupure du point de vu des idées, mais le statut juridique des syndicats est modifié : le droit de se syndiquer est reconnu aux fonctionnaires le 25 septembre 1924. C’est l’apogée de la cohésion du corps des instituteurs.


c/ La place de l’instituteur dans la communauté

Tout au long de la IIIème République l’instituteur reste un nouveau personnage qui peine à se fondre dans la société locale. Comme le curé, il reste un personnage à part, à cotés des hiérarchie. Eloigné des notables ou des gros propriétaires par son origine modeste et la faiblesse de ses revenus et des paysans et des ouvriers par sa démarche intellectuel et son métier. La considération et le respect et le respect dont les instituteurs jouissent sont ambigus. Ils doivent sans cesse justifier qu’ils accomplissent un réel travail. Le maître est socialement isolé, d’autant plus que ses collègues sont géographiquement éloignés alors que leur fréquentation est souvent l’unique occasion d’entretenir des liens d’amitié. En ville, l’instituteur se fond dans la foule, il peut garder secrète sa vie privée et ses opinions.
La condition des institutrices est encore pire, particulièrement jusqu’au début du XXème siècle en milieu rural. En dehors de la classe l’isolement moral est total, elles sont étrangères partout malgré la bienveillance distante des familles de leurs élèves. Les instituteurs sont eux-mêmes loin de faire preuve de solidarité à leur égard : ils la considèrent comme une rivale, une prétentieuse, une usurpatrice. A l’opposé de l’instituteur, elle n’occupe pas de position d’influence dans la commune. Elle n’a pas le droit de vote, comme toutes les Françaises. Elles sont considérées comme influencée par le clergé par les instituteurs et comme des créatures du diable sans foi ni loi par celui-ci. Leur condition de travailleuses intellectuelles va peu à peu s’améliorer mais leur situation de femme va demeurer difficile surtout si elles sont jeunes, célibataires et étrangères au village. Les mauvaises langues les accusent de négocier leurs charmes en échangent des rapports favorables et d’avancement. Or nombre d’institutrice font état des « odieuses propositions » du maire, de l’inspecteur, d’un notable et de mutations arbitraires en cas de refus. Jusqu’à la fin du XIX ème siècle la plupart d’entre elles sont vouées au célibat.



III/ Le métier d’instituteur


a/ La formation des instituteurs


1-L’Ecole normale, la « grande porte »

La condition essentielle pour devenir instituteur est de remarquablement bien étudier. Le concours d’entrée à l’école normale est extrêmement difficile. Les futurs instituteurs et institutrices sont donc les meilleurs élèves de la commune et au certificat ils sont reçus les premiers du canton. Les écoles normales recrutent leurs élèves par un concours dont le niveau est celui du brevet élémentaire et qui se passe sur les mêmes épreuves pour tous à partir de 1916.

Si il existe une Ecoles normales de garçons dans chaque département depuis la loi Guizot de 1833, les Ecoles normales de filles dont la première a été ouverte en 1838 ne sont que 17 en 1876. La loi du 9 août 1879 impose alors à chaque département l’obligation d’entretenir une école normale de filles. On en compte alors 85 en 1895.

Elles dispensent en trois ans une formation à la fois généraliste et professionnelle. Les matières dispensées sont la pédagogie, la littérature, la grammaire, l’algèbre, la géométrie, les sciences, l’histoire et la géographie, la morale et l’instruction civique, le dessin linéaire, la physique appliqué, la botanique, l’économie domestique et les travaux manuels puis en 1920 la sociologie.

L’état finance le les trois années d’étude et de pension des normaliens, s’ils échouent les « élèves » doivent rembourser leur formation. L’école normale pourrait être comparée à un couvent, l’internat et obligatoire =, on limite les contactes avec la famille, la discipline et stricte jusqu'à la première guerre mondiale le port de l’uniforme est imposée, celui des jeunes femmes ressemble beaucoup aux habit de religieuse. La vie à l’école est austère malgré un assouplissement au cour des décennies, il n’y a pas de chauffage dans le dortoir, la nourriture et frugale ; Le surmenage mette parfois la santé des élèves en péril.


2-La « petite porte »

En réalité il y a deux manières de devenir instituteur et cela pour répondre aux besoins accidentels. On recourait alors à des remplaçants ou à des suppléants titulaire du brevet élémentaire. C’est une voie plus longue et plus tortueuse devenir instituteur, il s’agit de faire une période relativement longue de remplacement. Les deux voies d’accès à la profession définissaient donc deux catégories d’instituteurs qui, tout au long de la carrière, restaient largement étrangère l’un à l’autre.

Il faut attendre 1932 pour que l’on exige des maîtres des écoles publiques le brevet supérieur, puis 1940 et le gouvernement de Vichy pour le baccalauréat.


b/ La mission du maître, formateur des citoyens

La première mission du maître est bien sur l’enseignement. Le programme ne changera presque pas au cours de toute la IIIème république et est identique sur tout le territoire. En plus du simple apprentissage de la lecture et de l’écriture, les matières enseignées sont le Français, l’histoire, la géographie les sciences et la morale. On parle de l’esclavage, mais pas en France, la colonisation est décrite comme propageant la connaissance, on apprend par cœur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, on apprend les départements Français pour que les enfants aient une perception du territoire national. On fait des travaux manuels, du dessin, de la musique, et de la gymnastique.

L’autre mission du maître est très bien résumée par Jules Ferry : « L’éducation vaudra ce que vaudra l’éducateur. Pour que cet homme enseigne véritablement les idées Républicaine il faut qu’il soit Républicain, pour qu’il enseigne les idées rationnelles qu’il soit un homme de raison ; enfin un homme libre pour enseigner les idées de la liberté ». Dans toutes les salles de classe il y a un buste de Marianne, l’instituteur est chargé de insuffler l’esprit Républicain à ses élèves. Il faut façonner des générations de citoyens éclairés, leur ouvrir l’esprit. L’enseignement a une mission unificatrice, il faut faire accepter la République à tous, puis la laïcité.
La seule réponse au problème de l’unité nationale est le Patriotisme. La grande force unificatrice, la seule qui puisse neutraliser les oppositions idéologiques et sociales est le sentiment national. La géographie et l’histoire nourrissent ce sentiment national. Les professeurs de facultés rédigent des manuels pour les écoles primaires. Ils donnent une forme de « vulgate » historique commune aux laïques et aux cléricaux. Est alors constituer une sorte d’album de famille où Vercingétorix, Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Bayard, Jeanne d’Arc, la fête de la fédération, Napoléon et la perte de l’Alsace-Lorraine occupent le pages d’honneur. On étudie la formation des frontières de la France à travers la grande œuvre de la monarchie et la reprise par la République de ce flambeau, très parlante pour des paysans. La mobilisation de 1914 manifeste la profondeur du développement du sentiment national.
Il faut ajouter l’influence unificatrice, voir uniformisante d’une institution centralisée : même structure administrative, même programmes pour toutes les matières, même horaires. L’enseignement à reçu pour mission d’abolir les particularismes régionaux : lutte du Français contre les patois, du système métrique contre les mesures locales, refus de l’histoire et de la géographie locale.

Le maître est tenu de s’identifier à sa fonction et de répudier en lui l’homme privé. Ils doivent donner l’exemple de toutes les vertus domestiques et sociales. Les inspecteurs vont jusqu’à enquêter dans les communes sur la moralité des maîtres et a réprimer ceux qui fréquentent trop le café ou le cabaret. La morale est omniprésente à l’école, le maître insiste sur les qualités que chaque citoyens se doit d’acquérir : obéissance, dévouement, honnêteté, travail. Il prodigue des leçons sur l’alcoolisme. Il inspecte également l’état de propreté des élèves : main, visage, oreille, vêtements.



c/ La carrière d’instituteur

Après quelque mois d’enseignement pour les normaliens ou quelques années pour les non normaliens une commission composée d’un inspecteur et de deux directeurs d’école vient contrôler le travail de l’enseignant s’il est satisfaisant celui sera titularisé.
La façon dont les futurs normaliens avait préparés leur concours d’entrée (seulement grâce au concours d’instituteurs dévoués ou dans une école primaire supérieure plus adaptée) joue aussi sur l’obtention du brevet supérieur et donc sur le « rang » de sortie de l’école qui défini les postes auxquels ils seront nommés.
Au fil de la carrière, à chaque occasion de mutation ou d’avancement le fait d’avoir appartenu à l’école normale assurait une préférence quasi automatique. Environs 70% des instituteurs munis du seul brevet élémentaire resteront de simples instituteurs jusqu'à la fin de leur carrière quand c’est le cas de seulement 50% des normaliens.
La profession d’instituteur est extrêmement rigide, les chances de promotions se font longuement attendre et les chances d’évasion étaient fort rares. C’est surtout le système de pourcentage, qui fixe définitivement la proportion d’instituteurs dans chaque classe de traitement qui freine l’avancement. En effet la promotion est subordonnée à la retraite des collègues et ce jusqu’en 1903.



Conclusion : Véritable représentant de la IIIéme République, l'instituteur est un pilier dans l'encrage de celle-ci. Son rôle aprés les lois Ferry est capital, il doit éduquer le peuple et lui forgé une conciance citoyenne. Avec notament le service militaire, l'école à servi à l'unification de la nation.











Bibliographie :

-J. Ozouf et M. Ozouf, La république des instituteurs, Point histoire, 2001, 487 pages
-A. Prost, L’enseignement en France 1800-1967, Armand Collin, collection U, 1968, 524 pages
-F. Mayeur, Histoire de l’enseignement et de l’éducation 1789-1930,
-B. Compagnon et A. Thévenin, Histoire des instituteurs et des professeurs de 1880 à nos jours, Perrin, terre d’histoire, 2001, 361 pages.
-J. Ozouf, Nous les maîtres d’école, Gallimard, 1993, 312 pages
-M. Ozouf, L’Ecole, l’Eglise, la République: 1871-1914, Seuil, 1992, 259 pages



Ressources informatiques :

-Encyclopédie Microsoft Encarta 2003.
- www.versailles.iufm.fr pour l’image d’entête.



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