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foi catholique et foi protestante

foi catholique et foi protestante

Posté le 10.12.2006 par julie
EGLISE ET RELIGION


Foi catholique et foi protestante.

Le catholicisme

L' Eglise catholique désigne en Occident, depuis la fin du XVI ème s. , les chrétiens rattachés à Rome et reconnaissant l' autorité du pape. Malgré l' essor du protestantisme, le catholicisme reste la religion du roi et de l' immense majorité des Français, seule religion officielle et protégée ; lors du sacre le roi fait serment de maintenir cette primauté. Cette situation dominante s' explique par l' importance du rôle du clergé et la place de la religion dans la vie quotidienne des Français. Précisément parce qu'il est bien intégré dans la société, le catholicisme en subit les influences. Depuis le XVI ème siécle souffle un vent de réforme de l 'Eglise "dans son chef et dans ses membres", de retour aux sources et de dév. de la vie intérieure : c'est aussi ds ce contexte qu'il faut comprendre la devotio moderna, mouvement de spiritualité encourageant la méditation personnelle, dans les monastères et ds les cercles de séculiers (groupes de Meaux) , de même que chez Martin Luther et Jean Calvin. Mais il faut attendre le concile de Trente (1545-1563) pour que la réforme catholique tant attendue voie le jour à l' échelle de la chrétienté d' Occident, et fixe les points essentiels de la doctrine face au protestantisme.
Le concile rappelle que la foi catholique repose sur deux sources, la Bible (parole de Dieu) et la Tradition (enseignement de l' Eglise) ; le libre arbitre du croyant fait qu'il peut accepter ou refuser la grâce divine, qui lui permet de faire des bonnes oeuvres et d' accéder au salut ; les sacrements qui sont sept, sont nécessaires au salut ; le fidèle a besoin d' intermédiaires (sur terre, la hiérarchie enseigne, interpréte les Ecritures et distribue les sacrements, et dans le Ciel, la Vierge et les saints prient le Christ
d' intercéder pour les défunts).
L' oeuvre du concile de Trente est vaste, mais sa réception se heurte à des oppositions politiques : ni le roi ni surtout les parlements n' acceptent de recevoir les décrets de Trente comme lois du royaume, malgré les pressions du clergé lors des états généraux de 1614. Aussi l' assemblée du clergé de 1615 décide-t-elle d'appliquer les nouveaux canons , auxquels il manque toujours la sanction officielle de l' Etat. Par ailleurs, l'application des mesures disciplinaires suppose que les clercs renoncent à bien des pratiques traditionnelles, en particulier aux pesanteurs du système bénéficial.
Pourtant d'excellents résultats sont obtenus et la réforme catholique est plein de dynamisme. La France de la première moitié du XVII ème s. rayonne dans bien des domaines : spiritualité, théologie, assistance, floraison des confréries de dévotion...
Le catholicisme du XVII ème s. n'a pas le même éclat, mais c'est aussi le moment où les fruits du concile s' épanouissent. Il est miné par l' absence d' adversaires (la révocation de l' édit de Nantes a anéanti les protestants en 1685) et par des querelles qui le vident de ses énergies (jansénisme, gallicanisme, richérisme).
Celles-ci remettent en cause le respect des autorités, et préparent la Révolution française.
C'est aussi l' époque où un fossé se creuse entre d'une part un clergé réformé et autère, voire janséniste, mieux formé dans les séminaires.
Attaqués par les philosophes, ce clergé catholique ne trouve que de médiocres arguments. Par ailleurs la religion est contaminée par l'esprit du siècle ; elle a perdu la flamme mystique de l' époque baroque, elle s' affadit et se rapproche du déisme.

Pape : Chef de l' Eglise catholique romaine, le pape est élu à vie par les cardinaux réunis en conclave. Il se présente comme le successeur de Pierre que le Christ avait placé à la tête du groupe des apôtres. Il est évêque de Rome et sa cathédrale est la basilique Saint-Jean de Latran, même s'il réside surtout au Vatican à l'époque moderne. Sa charge comprend le ministère d'unité et l' enseignement : il s'adresse aux fidéles par des bulles (nom donné à un décret solennel du pape) , convoque les conciles et publie leurs canons. Les XVII et XVIII = renforcement du rayonnement spirituel de la papauté.

Evêque : Successeur des apôtres qui est à la tête d'un diocèse. Les évêques portent, en particulier pendant la liturgie, un certain nombre d' insignes qui permettent de les identifier : la croix pectorale, l'anneau pastoral (symbole de sa fidélitéà son diocèse), la crose (bâton pastoral dont l' extrémité est courbe), la mitre (coiffure liturgique). La couleur des évêques est le violet (calotte, soutane, bas). A partir du concordat de 1516, les évêques sont nommés par le roi et le pape donne l'investiture canonique. L' évêque est un grand homme (ex: solennité ac laquelle on l' accueille da les paroisses pendant les visites pastorales). Son rôle spirituel est essentiel. Lui seul peut donner les sacrements de confirmation et d'ordination des prêtres, édicter des règlements, participer à la désignation des curés. Pour l'aider, il est entouré d'un personnel imp., un tribunal (officialité) . Le Concile de Trente renforce l'autorité des évêques tt en insistant sur leurs devoirs. Dans la mesure où l'évêque est un gd personnage, le recrutement social se situe dans la noblesse et même dans l' ancienne aristocratie en 1789.

Curé : Prêtre soumis au contrôle de l'évêque qui exerce la cura animarum (souci des âmes) sur le territoire d'une paroisse. Dans les faits, il garde une gde autonomie en raison des droits de patronage et de résignation qui concerne son bénéfice. Il faut atteindre les XVII et XVIII ème s. pour voir la résidence se généraliser et les curés invesis de gdes responsabilités (formation améliorée par le biais des séminaires et des conférences ecclésiastiques, instruction des fidèles par le catéchisme, administration des sacrements, en particulier de l'accompagnement spirituel par la confession). Les revenus des curés sont inégaux : dîme ou casuel.

Monastère : Ensemble de bâtiment où vit une communauté de moines, de moniales et, par extension, de chanoines réguliers (clercs séculiers qui célébrent la liturgie ensemble mais ne pratiquent pas la vie en commun) ou de chanoinesses. Selon son degré d'autonomie, le monastère est appelé abbaye.

Abbaye : Communauté et bâtiments placés sous l'autorité d' un abbé ou d' une abbesse qui accueillait des moines ou des chanoines réguliers. Tte abbaye est un monastère mais tt monastère n'est pas une abbaye : il faut pr cela qu'il y ait à sa tête un abbé, ce qui n'est pas le cas des Chartreux (moines).

Concile de Trente : Concile (assemblée d' évêques et de supérieurs d'ordres religieux qui traitent des questions de doctrine et de discipline ecclésiastique) universel réuni de 1545 à 1563 à Trente (ville italienne mais relevant du Saint-Empire). Il a lontemps été retardé par les papes qui le regardaient comme un pouvoir concurrent du leur. Il n' pas atteint son objectif (résorber le protestantisme et refaire l' unité de la chrétienté d' Occident), mais il joue un rôle essentiel ds la constitution de l' identité du catholicisme moderne. Ds le domaine de la pensée, le concile réfute et condamne les thèses protestantes. Dans le domaine disciplinaire, les pères conciliaires rappellent les devoirs du clergé, ils insistent sur la nécessaire instruction des futurs prêtes et sur le contrôle de la vie religieuse des fidéles. La réception des décrets de Trente et leur application furent longues; il fallut par ex. + d'un siècle pr que l' ensemble des diocèses de France ait un séminaire et le rythme annuel de la visite pastorale.

Bible : Du grec biblia, livres. Ensemble des livres considérés comme révélés par les religions juive et chrétienne. Dans le monde chrétien, on distingue l' Ancien Testament du Nouveau Testament (évangiles, actes des apôtres, épîtres, apocalypse). Dès la fin du XV ème s. la Bible est de mieux en mieux connue, d'abord grâce à l'imprimerie (l'ouvrage de Gutenbreg publié en 1455 est précisément une Bible latine qui comporte 42 lignes par page) qui permet une diffusion plus large, puis par le travail des humanistes qui comparent les différentes versions, latine (la Vulgate), grecque (la Septante) et hébraïque. Pr les protestants qui refusent l'autorité de la Tradition, la Bible est la seule référence en matière de foi. C'est par elle que le fidéle peut entrer en contact ac Dieu et connaitre sa volonté. La Bible en langue vulgaire faisant figure de livre protestant, sa lecture est peu encouragée dans le monde catholique.

Diocèses : Circonscription religieuse dépendant d' un évêque. Ils sont regroupés en provinces ecclésiastiques dont l'archevêque convoque les conciles provinciaux et accueille les assemblées provinciales du clergé.

Paroisse : Territoire et communauté des fidèles confiés par l'évêque à un curé. La présence des font baptismaux constitue la marque principale de la paroisse. Elles est la cellule de base d l'organisation ecclésiastique.Tous les actes de la vie religieuse se déroulent dans cette circonscription: distribution des sacrements, redaction des registres paroissiaux. Elle sert également de cadre pour l'administration civile : la fiscalité (élaboration des rôles fiscaux), diffusion par le curé des décisions royales, réunions des assemblées d'habitants ( prennent des décisions: désignent des procureurs syndics, de asseurs collecteurs de l'impôt). Les fidéles st trés attachés à leur paroisse: ils souhaitent se faire enterrer dans son église ou son cimetière.

Visite pastorale : Visite des paroisses et établissements religieux qui dépendent d'un évêque. La visite pastorale est à la fois le moyen de connaître l'état d'un diocèse et de le reformer. La pratique est ancienne mais elle devient systématique ac la réforme catholique au XVII ème s. L' enquêteur est svt l'évêque du lieu ; dans les grands diocèses du Nord il peut être remplacé par un vicaire général. Les visiteurs dressent des procès verbaux dont le contenu reste une source fondamentale pr la connaissance de l' état religieus de la France moderne.

Séminaire : Etablissement religieux da lequel les futurs prêtres étudient et se préparent à l'ordination. En 1563, le concile de Trente décide la création d'un séminaire par diocèse. An début les séjours y sont cours et les autorités de l' Eglise les utilisent comme maisons de correction pour sanctionner les prêtres ayant manqué à la discipline ecclésiastique. On y enseigne la théologie, la morale, les exercices de piété, l'obéissance.

Théologie : Connaissance des choses divines en général, ou science des vérités révélées par Dieu. Elle s'efforce de comprendre le contenu de la foi et d'expliquer ce qu'il faut croire , au moyen de la raison. Les théologiens ont tjrs pensé les rapports entre Dieu et l'homme selon des systémes cohérents. La théologie est enseignée ds les séminaires ou les colléges (alors réservé aux garçons) , les maisons de formation des principaux institut religieux, facultés de théologie.

Sacrement : Rite par lequel le fidèle reçoit la grâce de Dieu. Les catholiques en retiennent sept : baptême, confirmation, eucharistie, mariage, pénitence, extrême-onction, ordination (sacrement par lequel un clerc tonsuré accède par étapes à la prêtrise). Les protestants deux : baptême et cène.

Eucharistie : A l'origine action de grâces de Jésus lors de la bénédiction du pain et du vin au cours de son dernier repas ac ses disciples, puis renouvellement et actualisation de la Cène. Pour l'ensemble des chrétiens c'est le sacrement par excellence qui fait de l' Eglise l'assemblée du corps du Christ. Au début du XVI è s. = fait partie des 7sacrements: c'est celui par lequel le corps et le sang du Christ st rendus présents ds le pain et le vin consacrés par le prêtre pd la messe. Eucharistie = opposition entre cathos. et prptestants : pr les cathos., le pain et le vin se transforment en sustance, en corps et en sang du Christ = transubstantiation. Luther croit aussi à la présence réelle du Christ ma pr lui les subqtance du pain et du vin ne changent pas = consubstantiation.

Jansénisme : Courant rigoriste du catholicisme, regardé comme hérétique en raison de sa parenté ac la prédestination calviniste. Son nom vient de Cornélius Jansenius, évêque. Persuadé de la corruption absolue de la nature humaine depuis le pêché originel, sauvée seulement par la pure grâce de Dieu qui prédestine certains au salut; le jansénisme refuse tte vision optimiste du monde. L'homme est naturellement conduit au mal et seule une grâce de Dieu peut s'emparer de lui et le contraindre à faire la bien. Les crucifix "jansénistes" = reflet de ce salut car les bras du Christ st placés à la verticale vers le haut et non à l'horizontale comme s'il ne voulait pas accueillir tte l'humanité. L'histoire du jansénisme est marquée par ses oppositions à des phénoménes : à la construction de l'absolutisme et à la raison d' Etat, à l'alliance du roi ac les protestants en politique étrangère, aux jésuites. Une première phase de l'histoire du jansénisme (1638-1668) est marquée par des contreverses intellectuelles. La seconde étape (1679-1713) est dominée par le désir de Louis XIV d'en finir ac le jansénisme. La troisiéme période est celle où ce dernier s'oppose à tte forme d'autorité, que ce soit celle du roi ou de l' Eglise. Au XVIIIè s. le jansénisme est puissant et sert d'opposition au roi et aux jésuites.

Gallicanisme : Mot crée au XIX e s. pr désigner l'ensemble des tradition propres à l' Eglise de France. Sensibilité anti-romaine plus que doctrine, la tradition insiste sur une certaine autonomie de l' Eglise de France face à Rome, affirme la supériorité des conciles généraux sur le pape et le pouvoir des évêques français, partageant ac lui le magistère suprême. Ce courant prend 3 formes essentielles : le gallicanisme des évêques (veulent préserver leur autorité face au pape et au monarque) , le gallicanisme du roi (qui souhaite être indépendant vis à vis du pape) et le gallicanisme des parlements et des universités (rêvent d'une Eglise nationale libre de tte sujétion romaine).

Richérisme : Doctrine d' Edmond Richer, syndic de la faculté de théologie de la Sorbonne, défenseur des libertés gallicanes et opposant aux idées des jésuites. Ds ses ouvrages, il propose une vision démocratique de l' Eglise où évêques et simples prêtres partagent la même autorité ds les conciles généraux. = opposition à la vision de l' Eglise issue du Concile de Trente. Jansénisme et richérisme st liés = contribution des idées ds le bas clergé. A la veille de le Révolution = alimentent un sentiment de révolte chez certains curés.

Canon : Corpus de textes inspirés par le Saint-Esprit et définis ds les premiers siècles de l' Eglise (canons de l'Ecriture) ; ensemble des règles doctrinales et juridiques établies par les conciles et par les papes ; partie centrale de la messe entre la fin du sanctus et le début du pater, qui comprend en particulier la consécration.

Confrérie : Association de laics mettant en pratique les principes chrétiens de vie fraternelle et de secours mutuel. Elles st placées sous la protection d'un saint ou d'une dévotion particulière. Elles jouent un rôle imp. ds les paroisses (offrent par ex. des vitraux ou statues). C'est une des rares associations où tout fidèle peut choisi d'y entrer librement et qui est gérée par des laïcs. Les confréries se regroupent en 3 gdes catégories : les confréries de métiers (qui réunissent les membres d'une même profession autour du culte au saint patron ), les confréries de dévotion (qui réunissent ceux qui ressentent de l'attrait pour telle ou telle forme de piété, culte du saint sacrement), les confréries de pénitents (s'orientent vers la lutte contre les hérétiques ou l' entraide au moment de la mort). Attitude de l' Eglise face à ces institutions : = encourage seulement celle de dévotion car les 2 autres ont un caractère profane trop prononcé.

Déisme : Conception de la religion qui accepte l' idée d'un Dieu, mais rejette la révélation et tte religion établie (ex: catholicisme, calvinisme...); Diverses réflexion conduisent au déisme : les humanistes s'interrogent sur la nécéssité d'être bon chrétien pr distinguer le bien et le mal. Le déisme des Lumière est divers.

Etat Généraux : Rassemblent les députés élus par chacun des trois ordres et st convoqués par le roi depuis 1302, quand il le juge nécessaire. Ils rédigent un cahier de doléances; siégent et votent séparément et pour qu'une proposition soit retenue, elle doit être acceptée par les 3 ordres. Le système de représentation est très médiocre. Les rois se méfient de ces assemblées de députés; ce st les difficultés de la fin de l' Ancien Régime et l'échec des tentatives pr les résoudre qui aménent pourtant Louis XVI à convoquer les Etats Généraux pour mai 1789. Ces Etats Généraux seront les derniers de l'histoire de la monarchie puisque dès juin 1789 ils se proclament "essemblée nationale" puis "assemblée constituante".

Edit : Acte législatif rendu par le roi sur une seule matière, à la différence des ordonnances. Ils n'ont pas de forme diplomatiques précise : au XVI , ils st svt scellés de cire jaune, ce qui marque leur caractère provisoire mais à partir du XVII, d'autres le st de cire verte = perpétuité. Ds la monarcie française aucune décision législative ne peut lier un successeurn ce qui permet à Louis XIV de révoquer l' édit de Nantes par l' édit de Fontainebleau en 1685.

Catéchisme : Mot qui a deux sens : l' enseignement de tout ce qu'un chrétien doit savoir, et le livre qui sert de support à cet enseignement. Au début de l' époque moderne cet enseignement n'existait pas : les instructions du curé pendant la messe et les images religieuses figurant dans l' église en tiennent lieu. Mais le protestantisme inaugure le principe d'une formation spécifique destinée aux enfants, et les premiers catéchismes sont imprimés sous forme de questions-réponses. Les catholiques reprennent la même méthode et les catéchismes des jésuites connaissent un vif succès. Le concile de Trente demande aux curés d'enseigner le catéchisme chaque dimanche.

Carême : Période de quarante jours avant Pâques, du mercredi des Cendres au samedi saint. Il entraîne l'obligation du jeûne (ne manger ni viandes, ni oeufs, ni fromage) et de l' abstinence et de la prohibition du mariage. Ds les paroisses c'est aussi un temps de conversion pendant lequel on fait venir des prédicateurs de Carême, des religieux qui viennent assumer les sermons.

Pêché : Acte qui offense Dieu et éloigne l'homme de lui. Le premier pêché, commis par Adam qui a mangé le fruit défendu, est le pêché originel. Pour les cathos. le baptême efface ce pêché. Il existe 7 pêchés capitaux : colère, avarice, luxure, envie, gourmandise, orgueil, paresse.


Le protestantisme ( la Réforme protestante)

De manière générale, le terme de réforme désigne tt changement opéré dans l' Eglise par fidélité au christianisme des origines. Il désigne la Réforme (ou réformation) du XVI ème s. qui a donné lieu au protestantisme et qui s'est coupée de l' Eglise de Rome, au contraire de la réforme catholique issue du concile de Trente. L' idée de réforme de l' Eglise court en Occident depuis les XIV-XV ème s.Martin Luther (1483-1546) énonce publiquement ses idées en 1517 (les 95 théses) et rompt ac Rome en 1520. La diffusion du luthéranisme (le terme protestantisme n'apparaît qu'en 1529) est rapide. A partir de 1541, la France connait une seconde réformation ac la diffusion de la version du protestantisme de Jean Calvin (1509-1564) = le calvinisme, mais celui ci se heurte à une répression énergique voulue par Hneri II (1547-1559). L' année 1559 voit à la fois la conclusion de la paix avec l' Espagne (traité du Cateau Cambrésis) pour mieux lutter contre le protestantisme et le premier synode national des Eglises réformée à Paris. L' édit de Nantes (1598) accorde finalement aux protestants la liberté de conscience, l'égalité civile, mais limite leur liberté de culte (deux villes par bailliage, Paris leur étant exclue) et reconnait leur organisation politique. Sous le régime de l' édit (1598-1685), le protestantisme perd peu à peu sa vitalité et ses priviléges. La période 1598-1629 constitue une première étape: inquiets de l'influence des dévots au moment où triomphe la réforme catholique aprés la mort d'Henri IV, l' édit de grâce d' Alès (1629) consacre la fin des huguenot en supprimant leurs places fortes et le droit de tenir des assemblées politiques. Entre 1630 et 1660, 850 000 réformés (calvinistes) sont bien encadrés par des pasteurs formés ds les académies protestantes. Aprés 1661, la politique royale devient nettement antiprotestante; exclusion des offices, destruction des temples, dragonnades. De 1685 à 1787 le protestantisme n'a plus d'existences légale en France, sauf en Alsace où les luthériens doivent parfois partager leurs lieux de culte ac des cathos. Une menace permanente pèse sur ceux qui désobéissent à l' édit de Fontainebleau, mais cela n'empêche pas une résistance = révoltes. Finalement, les idées de tolérance des philosophes se répandent : l' édit royal de 1787 redonne une existence légale aux réformés en leur permettant notamment d'enregistrer naissances, mariages et décès devant un juge royal. = environ 500 000 calvinistes en France, encadrés par 180 pasteurs et 200 000 luthériens en Alsace.

Luthéranisme : Doctrine de Martin Luther et de ses partisans, et ensemble des Eglises protestantes qui s'y rattachent. Il affirme de manière radicale le retour aux sources évangéliques qui sauvent : la foi seule, la grâce seule, l' Ecriture seule ; il ne garde que deux sacrements ( baptême et eucharistie). La radicalité ac laquelle Luther énonce sa doctrine est l'une des causes de sa ruptures ac Rome en 1520 quand il brûle la bulle papale d' excommunication le concernant. Ses idées trouvent un certains écho en France chez les évangéliques, mais ceux ci vont rarement jusqu'à la rupture avec Rome.

Bulle : Nom donné à un décret solennel du pape. L' acte est scellé avec des billes de plomb (en latin bulla).

Excommunication : Exclusion de la communauté chrétienne prononcée par l'autorité ecclésiastique. Motifs d'excommunication : hérésie, schisme, dettes, concubinages et autres pêchés publics. Le chrétien excommunié est vraiment exclu de la société des hommes : il est interdit d'entretenir le moindre rapport avec lui, il ne peut recevoir les sacrements, ni participer à la messe, ni être enterré au cimetière, avant d'avoir obtenu la levée de l'excommunication.

Calvinisme : Doctrine de réformateur français, né à Noyon, Jean Calvin et de ceux qui l'ont suivi. Proche du luthéranisme au point de vue dogmatique (justification par la foi, autorité de l' Ecriture) mais s'en distinguant par l'insistance sur la prédestination, il en diffère aussi par sa conception de l' Eglise. Le calvinisme atteint son apogée numérique en 1559 (au moins 10% de la pop) mais il décline ensuite pour tomber à 5% au milieu du XVII ème siècle.

Dévots : Aller au-delà du simple respect des pratiques religieuses obligatoires, telle pourait être la définition de la dévotion. Ds un sens plus strict, les dévots sont une élites de personnes éprises de perfection personnelle et souhaitant diffuser la réforme catholique.

Pasteurs : Dans les Eglises réformées, ministre du culte. Contrairement à l' Eglise catholique, le principe du sacerdoce universel ne le différencie des autres que par sa fonctions. Ils sont souvent issus des milieux aisés et cultivés et les exigences du minitères sont lourdes mais le pasteur a moins de pouvoir que le curé car il partage son pouvoir de direction de la communauté avec le consistoire (organisme dirigeant de l' Eglise locale).

Académie protestante : Etablissement d'enseignement supérieur ayant pour but de former les futurs pasteurs. Elles sont svt enrtretenues par les synodes provinciaux. La formation dispensée y est de grande qualité : pour y entrer il faut avoir suivi sept années de grammaire et d'humanités ; on y enseigne la théologie pdt 2ans et l'hébreu pdt 3ans. Elles ne st pas seulement des lieux de transmission du savoir et de formation religieuse mais aussi des lieux d'élaboration des connaissances à l' échelle européenne.

Synode : Assemblée représentative d'une Eglise où sont prises des décisions la concernant. Chez les catholiques, assemblée diocésaine convoquée par l' évêque réunissant les curés et les représentants des chapitres. Au temps de la réforme catholique ils jouent un rôle imp. car ils précisent les rèles disciplinaires applicables au clergé. Chez les protestants, les synodes se réunissent ts les ans pour choisir les futurs pasteurs, s'occuper de l'entretien des académies.

Dragonnades : Moyen de conversion forcée utilisé contre les protestants en France sous le règne de Louis XIV. Il consiste dans l'obligation faite aux protestants de loger les soldats à cheval (les dragons), les nouveaux convertis en étant exemptés. Il est mis en application ac violence à partir de 1681 dans les régions calvinistes.

















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