Posté le 05.01.2007 par ingride bernard groupe 3
L’avènement des loisirs populaires : les congés payés
Introduction :
Face aux crises de juin 1936, grèves avec occupations d’usines, Léon Blum réunit à l’hôtel Matignon, le 7 juin, les représentants du patronat et ceux de la CGT, syndicat de gauche. La négociation aboutit aux accords Matignon, célébrés à l’époque comme une véritable charte de travail. Les accords prévoient entre autre : une hausse des salaires de 7 à 15%, la naissance de la liberté d’actions syndicales et la pratique des conventions collectives. La durée du temps de travail est abaissée à 40h au lieu de 48h par semaine.
Après le 20 juin, une loi est votée, celle des deux semaines de congés payés annuels. Le droit aux loisirs, jusque là, réservé aux élites, s’offre désormais aux ouvriers. Un développement important des loisirs se produit, on les appellera « les loisirs populaires ».
I° Les mesures pour un meilleur accès aux loisirs
A/par le gouvernement
Grâce aux congés payés, les travailleurs vont pouvoir disposer de leur temps libre comme ils l’entendent, se cultiver ou aller au grand air. Cependant, les voyages et les loisirs restent inaccessibles pour la majorité. Le train, unique moyen de transport à l’époque, reste trop cher. Les voitures individuelles sont réservées à l’élite. La plupart des travailleurs n’ont jamais eu l’occasion de voyager pour leur plaisir en France.
Le cabinet de Léon Blum crée un sous secrétariat d’Etat des sports et loisirs dont le titulaire est Léo Lagrange. Celui-ci crée, en 1936, des « billets populaires de congé annuel ». Les ouvriers peuvent donc bénéficier dès l’été 36, de billets de chemin de fer bénéficiant de 40% de réduction. Pour bénéficier de ces billets, il fallait présenter un carnet attestant la titularisation d’un congé payé, et l’ouvrier pouvait partir seul ou avec sa famille, la femme et les enfants mineurs bénéficiant de cette même réduction.
Le gouvernement aida également, en autre, les stations de ski en proposant des réductions avec des chalets populaires et des réductions sur le séjour.
Cependant, certaines dates telles que les fêtes ( 14 juillet et 15 août ) et les retour de vacances traditionnels de fin juillet et fin août furent interdits à ce type de voyageurs, en raison des difficultés déjà existantes dues au voyageurs habituels.
Dès l’été 1936, plus de 600 000 voyageurs bénéficièrent de ces billets et plus d’un million en 1937.
B/ Les associations
Depuis 1930, de nombreuses associations à l’imitation des auberges allemandes sont crées. En 1936, le nombre augmente considérablement, grâce à l’organisation des vacances ouvrières, qui va permettre aux jeunes travailleurs peu fortunés de séjourner sans trop de frais tout en prenant l’habitude de la vie collective.
Les auberges de jeunesse, sous l’impulsion de Marc Sangnier, fondateur de la « Ligue française pour les auberges de la jeunesse » se développent . A partir de juin 1933, une scission intervient et est crée le « centre laïque des auberges de la jeunesse », crée par un groupe d’association comprenant le Syndicat national des instituteurs, la Fédération générale de l’enseignement, la Ligue française de l’enseignement, la Fédération nationale des municipalités socialistes, la CGT. En novembre 1934, un nouveau mouvement est lancé, le « Comité des auberges du nouveau monde » présidé par Jean Giono.
Déjà existantes, les auberges ont pris un grand essor en 1936. De juin à décembre, leur nombre est passé de 250 à 400.
Elles bénéficient de subventions et se voient attribué une mission de service public : les Auberges de jeunesse et le comité confédéral d’éducation ouvrière de la CGT sont associé au comité interministériel de 1936.
Dans les entreprises, de nombreux syndicats sont nés, par exemple, le syndicat des plombiers couvreurs, ayant déjà sa caisse de solidarité, a crée sa colonie de vacances enfantine ainsi que des comités de loisirs.
En juillet 1936, une association de tourisme populaire s’est crée sous le nom « les vacances pour tous » : des camps et colonies de vacances pour enfants, terrains de camping, hôtels coopératifs seront crées.
De même que le gouvernement donne son appui à l’association des « Faucons rouges », véritable scoutisme à l’usage des jeunes socialistes.
Des encouragements sont apportés à tous les créateurs ouvrant au peuple les voies de la culture.
Dans l’hebdomadaire Vendredi Jacques Soustelle, membre du comité de vigilance des intellectuels antifascistes, définit cette politique : « Ouvrons les portes de la culture,brisons la muraille qui entourait, comme un beau parc interdit aux pauvres gens, une culture réservée à une élite de privilégiés ! ».
II° La naissance d’une culture populaire
A/ L’euphorie de l’été 1936
Grâce au temps libre accordé aux ouvriers, ceux-ci découvrent les joies de la grasse matinée, du temps pour soir, du repos tout simplement. Ils s’intéressent désormais à la culture, ce qui deviendra une marque de cet esprit du Front populaire : le fait que les ouvriers partent en vacances, leur donne le sentiment d’avoir enfin une place dans la société, et ne se sentent plus comme un simple outil de production, développant leur corps et leur esprit, un climat d’optimisme emporte le pays.
Le tourisme ouvrier décolle dès l’été 1936. On parle même d’ « euphorie de l’été 36 ». Outre les nombreux départs utilisant les chemins de fer, on n’oublie pas le mystique tandem des congés payés.
Les ouvriers envahissent les plages ou bien retournent dans leur région d’origine, peuvent désormais aller voir la famille. C’est l’apparition du tourisme de masse.
B/ Le développement culturel
Les loisirs sont quelques heures consacrées à l’information, au sport, au spectacle, au café. Les lois de 36 créent véritablement les loisirs populaires.
Des groupes « populaires » s’intéressant au théâtre, au cinéma, à la radio, se forment, sous l’égide de partis politiques, comme « Mai 36 », groupement populaire d’art et de culture » rattaché au parti socialiste.
a)le théâtre et les spectacles
Romain Rolland reprend sa pièce, le Quatorze juillet crée pour la
première fois en 1902 sans grand succès. Les chroniqueurs de Vendredi et de La lumière célébrèrent cet évènement, l’avènement du « théâtre populaire », la réconciliation du peuple et du théâtre. Cette représentation qui dura une semaine, fut un miracle. Les habitués du théâtre étaient là mais aussi étaient présents les intellectuels du Front populaire et les syndiqués, autrement dit les salariés pauvres. A la fin du spectacle, acteurs, spectateurs et figurants chantèrent en même temps La Marseillaise et l’Internationale.
Le peuple avait accès à la musique grâce aux music-halls et cabarets.
b)L’information
La presse écrite restait le principal moyen d’information et tirait à plus de 10 000 000 d’exemplaires. En moyenne, les ouvriers achetaient un journal matin et soir. La presse parisienne, dont le tirage dépassait de peu celui de la provinciale était diffusé partout, surtout le journal Paris-Soir.
Les journaux parisiens de droite l’emportaient de beaucoup, car la grande presse dite d’information, était depuis février 1934, de plus en plus engagée contre la gauche. En provinces, radicaux et socialistes étaient beaucoup mieux représentés. Les tirages de la presse économique étaient faibles en raison de leur basse qualité.
Les idéologies extrêmes étaient les mieux vendues : pour l’extrême droit, la meilleure vente était pour le Gringoire tiré à 650 000 et pour la gauche, le journal communiste l’humanité ou Le Petit Journal , celui-ci socialiste.
La presse diffusait une information nocive, les journaux de droite à grand tirage étaient caractérisés par une violence jusqu’à la provocation à l’assassinat. Une loi de janvier 1936 interdit l’appel au meurtre, mais le gouvernement de Front populaire échoua dans sa tentative de moraliser les journaux.
En revanche le niveau intellectuel et culturel des journaux s’est élevé grâce à la qualité de grands reporters tels que : Albert Londres ou Jacques Viot et de grands écrivains tels que Saint-Exupéry.
La presse photographiées naquit pendant cette période : Vu sera le premier grand journal illustré.
La « presse du cœur » apparut vraiment avec Marie-Claire de Marcelle Auclair et Pierre Bost en 1937.
La presse enfantine évolua, celle de 1914 disparut supplanté par celle de 1939, Le journal de Mickey.
Les nouveaux moyens d’information ne concurrençaient pas encore les journaux. Pour la radio, on passe de 500 000 récepteurs en 1930 à 5 500 000 en 1939. C’est en 1936 qu’elle joua un grand rôle dans une campagne électorale, en donnant la parole à tous les partis.
c)le cinéma
C’est un art populaire que les ouvriers peuvent s’offrir. Les masses s’y précipitent chaque fin de semaine. L’apparition du son augmente le coût de fabrication des films et la France est bientôt envahie de films étrangers allemands ou soviétiques.
Il a plusieurs publics, le dit populaire qui va au cinéma de son quartier sans trop se soucier du programme et le plus bourgeois, plus attiré par des films d’auteurs.
Dès 1935-1936, les grands metteurs en scène français et étrangers imposent un cinéma de qualité à tous les publics, ce qui a contribué à apporter une culture de qualité au peuple.
Les deux plus grands cinéastes de ce temps, Vigo et Renoir, dont le second nous a laissé une trace de la société des congés-payés La Vie est à nous.
d)le sport
Le sport est important à cette époque. Entre autres, les deux grandes passions populaires sont le football et le cyclisme. Les femmes s’effacent du sport-spectacle, le tennis reste mondain et donc réservé aux plus riches.
Les hommes de tout âge vont sur un terrain vague pour taper le ballon, de même pour les écoles et collèges où les enfants laissent les cordes à sauter pour le ballon ou la balle. Avant la guerre, le sport était discriminatoire. C‘est une véritable rupture des mentalités. A part le polo et le golf, pourtant ouvrier en Ecosse, il est difficile de relever après 1930 des sports dont les classes populaires soient exclues. Le tennis, cependant, reste élitiste, dû à sa pratique coûteuse.
Cependant, le sport, désormais accessible à tous, apparaît comme un moyen d’ascension sociale. En effet, le football, le rugby, le cyclisme permettent à de jeunes ouvriers d’échapper à la production. Le Football, l’hiver et le cyclisme l’été, étaient de grandes passions populaires, avec le championnat et la coupe de France et le Tour de France. C’est une véritable démocratisation du sport qui se fait dès 1936. Le sport de masse apporte quelques médailles d’or à la France, aux jeux olympiques de 1936 à berlin.
III° La réaction de la droite
A/ En politique
Les réactions de la droite furent violentes envers les mesures créatrices de temps libre pour les ouvriers. Elle a rendu responsable les lois sociales « créatrices de besoins et primes à la paresse ». Tout comme elle a réagit à la création du poste de Léo Lagrange de sous secrétaire d’Etat au sport et à l’organisation des loisirs en le qualifiant de « ministère de la paresse ».
Elle accusa même Léon Blum d’avoir détourné du travail les ouvriers français.
Pour elle, les ouvriers ne doivent pas bénéficier de ce temps libre, mais plutôt participer à la production et la relance de la croissance, dans cette période de crise économique des années 30. Elle accuse le gouvernement de « céder » à la pression des grèves du mois de juin.
La presse d’extrême-droite, très présente, a même harcelé le ministre de l’intérieur, Roger Salengro, en l’accusant d’avoir trahi la France durant la guerre de 14-18, ce qui l’a contraint à se donner la mort. Plus tard, ils s’attaqueront à Léon Blum, lui-même.
Personne à droite n’a cherché à comprendre les possibilités de régénération que des réformes sociales pouvaient apporter à un régime en crise.
B/ Les bourgeois
Le tourisme populaire a permis la rencontre entre deux mondes : les ouvriers et les « habitués », les bourgeois. Ces derniers voient d’un mauvais œil l’arrivée des « prolétaires » sur leurs lieux de vacances, ils refusent la présence des « salopards en casquettes » avec leurs mauvaises manières. Ils préfèrent rester entre gens de bonne compagnie. Les ouvriers polluent avec leur parfum bon marché. Ils envahissent les plages sans scrupules, se croient chez eux, ne méritent pas ce repos. Ils ne sont pas à leur place, leur place est à l’usine, au travail, à produire pour faire vivre le pays, telle est leur destinée.
Conclusion :
Outre un temps de repos pour les ouvriers, les congés payés ainsi que les nombreuses mesures et réductions, leur ont permis, un meilleurs accès à la culture. De plus, ces lois sociales ont développé un sentiment d’appartenance à la société autre que celui d’outil de production, on parlera de désaliénation de la classe ouvrière.
L’avènement des loisirs populaires ne sera pas étranger à la vague de culture de masse qui viendra plus tard, sans doute aidée par l’adoption de la 5ème semaine de congés payés en 1981 par Pierre Mauroy.
Posté le 19.12.2006 par laura et claire
LES INSTITUTEURS DE LA III EME REPUBLIQUE
Plan :
I/ Les lois scolaires concernant l’enseignement primaire
a/ Les lois en vigueur au début de la III ème République
1-1- La loi Guizot, 28juin 1833
2-La loi Falloux, 15 mars 1850
b/ Les lois Ferry
1-Laïcité
2-Gratuité
3-Obligation
II/ L’instituteur
a/ Origine sociale et choix du métier
b/ Orientation politique et religieuse
1-Religion
2-Politique
3-Franc-maçonnerie et syndicat
c/ La place de l’instituteur dans la communauté
III/ Le métier d’instituteur
a/ La formation des instituteurs
1-L’Ecole normale, la « grande porte »
2-La « petite porte »
b/ La mission du maître
c/ La carrière d’instituteur
Introduction
L'instituteur primaire, ou maître d'école est chargé de l'enseignement aux enfants de 6 à 13 ans sur tous le téritoire national. Sous la IIIéme réoublique l'école connait de nombreuses évolutions grace notament aux lois Ferry. Quelles sont les lois scolaires régissant l'école primaire? Qui est l'instituteur? Et qu'est-ce qu'être instituteur sous la IIIéme République?
I/ Les lois scolaires concernant l’enseignement primaire
a/ Les lois en vigueur au début de la III ème République
3-La loi Guizot, 28juin 1833
La loi Guizot sur l’enseignement primaire public promulguée le 28 juin 1833 constitue la première charte complète et détaillée de l’école en France. François Guizot juge que l’amélioration et l’extension de l’enseignement participeraient à « propager les Lumières », à améliorer les techniques de travail et ainsi à moraliser la population tout en réduisant sa misère, donc à limiter ses élans subversifs.
La loi Guizot statue sur le fonctionnement des écoles primaires, le contenu des enseignements et instaure un niveau d’enseignement primaire supérieur. Elle oblige chaque commune de plus de 500 habitants à entretenir une école de garçons et à rétribuer les instituteurs selon une grille uniformisée. L’enseignement tend à s’uniformiser, sous l’impulsion d’un État qui se soucie désormais de la formation des instituteurs (écoles normales, inspecteurs), et publie des manuels scolaires.
Cependant, son application est lente et ses résultats inégaux selon les régions. Malgré un gonflement remarquable des effectifs scolarisés et le recul de l’analphabétisme, des inégalités géographiques et sociales demeurent devant l’instruction.
4-Les lois Falloux, 15 mars 1850
Loi promulguée le 15 mars 1850, sous la IIe République, et donnant une part prépondérante à l'Église catholique dans le système éducatif français. La loi Falloux — du nom de son initiateur, un comte monarchiste et ultramontain élu en avril 1848 à la Chambre des députés — fixa durablement, pour partie jusqu'à nos jours, certaines règles du système scolaire primaire et secondaire français.
Cette loi fixait donc, d'une part, les règles régissant les rapports entre l'école publique telle qu'avait commencé à la mettre en place la loi Guizot de 1833 et l'école privée ; d'autre part, elle donnait à l'Église catholique un pouvoir considérable sur l'ensemble du système scolaire en affirmant le primat de l'éducation religieuse sur les autres matières et la prépondérance morale du curé sur l'enseignement dispensé par l'instituteur.
Cette loi marquait l'importance croissante que prenait, dans le débat politique, la question scolaire.
b/ Les lois Ferry
Apres les lois Guizot et Falloux, les lois Ferry adoptées à l’initiative du dirigeant républicain Jules Ferry de 1879 à 1882 marquent un tournant décisif dans l’histoire de l’enseignement en France. Elles s’inscrivent dans la lutte anticléricale menée par des hommes imprégnés par l’esprit des Lumières et par le positivisme : en enlevant à l’Église le quasi-monopole de l’éducation de la jeunesse française, Ferry espère réduire l’influence politique du catholicisme. Il veut enraciner la République en formant une génération ouverte au rationalisme scientifique, tout en favorisant une relative promotion sociale, contre l’inégalité des revenus qui prévaut alors. Ces lois consolidèrent le mouvement d’alphabétisation et d’instruction en France. Les successeurs de Jules Ferry ont poursuivi son œuvre : en 1886 est votée la loi laïcisant le personnel enseignant dans le primaire.
1-Laïcité
La loi du 28 mars 1882 supprime l’instruction religieuse des programmes, elle est remplacée par l’instruction morale et civique. La religion ne peut être enseignée qu’en dehors des heures de classes et hors des locaux scolaires. La laïcité, cependant, ne se limite pas aux programmes scolaires. Elle gagne d’abord les locaux. La question du crucifix dans les écoles reçoit une solution pragmatique : une circulaire du 2 novembre 1882 demande de ne pas mettre d’emblème religieux dans les locaux neuf ou rénovés et dans les autres cas de suivre le vœu des populations. Elle gagne ensuite les maîtres : la loi du 30 octobre 1886 oblige le gouvernement à remplacé tous les instituteurs publics congréganistes par des laïques dans un délais de cinq ans et les institutrices au fur et à mesure des vacances de postes.
2-Gratuité
L’essentiel de l’œuvre Républicaine est de constituer l’enseignement primaire en service public. C’est là le sens de la gratuité totale, établie par une loi du 16 juin 1881. L’argument le plus fort en faveur de la gratuité totale est le refus de distinctions introduites entre les enfants par la gratuité partielle. C’est argument est incontestable, contrairement à celui de l’efficacité de la gratuité sur la fréquentation scolaire. Les Républicains affirment un droit des enfants à l’instruction qui serait un devoir pour l’Etat.
3-Obligation
La gratuité est la condition préalable pour imposer l’obligation scolaire. La loi du 28 mars 1882 stipule qu’un père de famille soit envoyer ses enfants à l’école entre 6 et 13 ans, sauf s’ils obtiennent avant cet age leur certificat d’étude. Mais celle-ci n'est pas forcément respecté en effet lors des gros travaux agricols par exemple, l'enfant peut-être solicité à la ferme.
II/ L’instituteur
a/ Origine sociale et choix du métier
Les premiers recrutements se font dans une France profondément rurale, en effet en 1880 sept français sur dix vivent à la campagne. A la fin du XIXème siècle nombre d’instituteurs sont fin de petits paysans, de manœuvriers, de familles touchées par la faillite. D’autres encore sont fils de petits fonctionnaires : postiers, gardes champêtres, cantonnier, …
La famille se porte vers l’école normale car son accès est gratuit et que la profession est très prestigieuse. En effet elle permet une vie meilleure, n’a pas de contrainte physique, les revenus sont surs et il y les congés payés. Se métier permet donc une promotion sociale, culturelle et financière. A titre d’exemple le revenu d’un ouvrier agricole est de 400 Fr annuel alors qu’un instituteur en début de carrière en gagne 800.
Au lendemain de la grande guerre 65% des instituteurs sont des femmes, les hommes préférant aller vers d’autres emplois du secteur tertiaire plus rémunérés en étudiant dans l’enseignement secondaire. Les normaliennes viennent majoritairement de milieux plus aisés : employés, commerçants, petits fonctionnaires. Cela apparaît comme un débouché naturel pour ses milieux plus aisés car souhaiter qu’une fille poursuive des études jusqu’à dix-huit ans révèle un esprit assez moderne.
En 1920 à l’école normale de St-Lô la moitié des normaliens sont fils d’ouvriers ou d’employés. En effet nombre d’enfants de paysans sont morts lors de la guerre et il faut que les survivants reprennent l’exploitation et les fils d’instituteurs veulent des carrières mieux rémunérées.
La majorité des futurs instituteurs vient de familles Républicaines animées par l’amour de l’instruction.
b/ Orientation politique et religieuse
1-La religion
Les instituteurs restent en majorité des catholiques, et ceux qui ne l’étaient pas pratiquent quand même pour ne pas réveillé la colère de leur proche, notamment pour le mariage. Mais ils refusaient la tutelle revendiquée par le clergé, les dogmes obscurs et l’idée même du miracle. La religion officielle leur apparaît comme une intolérable superstition. Ils pratiquent une laïcité tolérante, ils sont neutres pour ainsi dire. Mais avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat la laïcité devient la condition première de la démocratie pour les instituteurs et même, pour certain, un impératif de justice social. Ils défendent l’anticléricalisme. Les inspecteurs organisent des conférences pédagogiques le vendredi avec des repas gras afin de repérer les instituteurs pratiquants. Un groupe d’institutrices se forme pour protester : il ne faut pas confondre laïcité et athéisme. Celles-ci sont frappées par de lourdes sanctions administratives.
2-La politique
Ils ont un certain idéal de la République : laïque, libérale, réformiste, attachée à la justice et à la défense des libertés individuelles, favorisant la promotion sociale, … Cet idéal est incarné par Jules Ferry et les opportunistes au début du XX ème siècle, puis par les Radicaux.
Mais seule une minorité s’engage contre la guerre au début du siècle. En effet le gouvernement voit d’un mauvais oeil que les instituteurs s’engagent politiquement. Ils peuvent être sanctionné par des blâmes, de peine de censure, des perquisitions, ou des déplacements d’office. Il est donc logique qu’ils aient une réticence vis-à-vis des actions militantes, ils évitent même de lire le journal « L’humanité », estimé trop à gauche.
Les instituteurs sont des sympathisants de gauches mais ne sont pas forcément contre la colonisation et la répression violente des grèves. Ils pensent qu’en apportant l’instruction à tous les injustices se gommeront d’elles-mêmes. L’instituteur soutient le fait que la France est le pays des droits de l’homme.
3- Franc-maçonnerie et syndicats
Franc-maçonnerie est présentée tantôt comme une arme de guerre contre la religion et tantôt comme une religion substitutive. Même s’il n’y a aucun moyen d’évaluer le nombre des instituteurs Franc-maçon, au moins peut-on observer qu’en 1898 vingt-et-un directeurs d’école ou instituteurs étaient délégués par leur loge à l’assemblée. Dans le Nord, en 1887, 39 instituteurs sur 753 sont affiliés à la Franc-maçonnerie.
Mais la maçonnerie n’a pas été l’élément unificateur du corps des instituteurs, l’appartenance reste périphérique. Ce qu’ils ont de socialiste les empêche de croire au rôle des sociétés occultes dans l’histoire. Quand ils décideront de se grouper se sera donc plutôt, comme dans l’action syndicale, au grand jour.
Les amicales réussissent, en 1907 elles regroupent 85 000 adhérents. Mais avec le succès vient l’embourgeoisement : leurs activités se limitent à des banquets ou des discours. Et elles sont entre les mains des gros bonnets de l’enseignement. On leur reproche leur timidité sociale voir leur compromission. Un courant syndicaliste-révolutionnaire se développe donc au sein du monde primaire. Les instituteurs créent des syndicats qui adhèrent à la Bourse du travail. Les instituteurs à la GCT c’était la subversion au cœur même de l’Etat, même s’ils refusaient l’idée de la grève générale. Mais une jurisprudence refusait au fonctionnaire le bénéfice de la loi de 1884 : un syndicat d’instituteurs était illégal. De 1905 à 1914 la fédération des syndicats poursuit son combat malgré les sanctions qui frappent ses responsables.
L’entre deux guerres ne marque pas une coupure du point de vu des idées, mais le statut juridique des syndicats est modifié : le droit de se syndiquer est reconnu aux fonctionnaires le 25 septembre 1924. C’est l’apogée de la cohésion du corps des instituteurs.
c/ La place de l’instituteur dans la communauté
Tout au long de la IIIème République l’instituteur reste un nouveau personnage qui peine à se fondre dans la société locale. Comme le curé, il reste un personnage à part, à cotés des hiérarchie. Eloigné des notables ou des gros propriétaires par son origine modeste et la faiblesse de ses revenus et des paysans et des ouvriers par sa démarche intellectuel et son métier. La considération et le respect et le respect dont les instituteurs jouissent sont ambigus. Ils doivent sans cesse justifier qu’ils accomplissent un réel travail. Le maître est socialement isolé, d’autant plus que ses collègues sont géographiquement éloignés alors que leur fréquentation est souvent l’unique occasion d’entretenir des liens d’amitié. En ville, l’instituteur se fond dans la foule, il peut garder secrète sa vie privée et ses opinions.
La condition des institutrices est encore pire, particulièrement jusqu’au début du XXème siècle en milieu rural. En dehors de la classe l’isolement moral est total, elles sont étrangères partout malgré la bienveillance distante des familles de leurs élèves. Les instituteurs sont eux-mêmes loin de faire preuve de solidarité à leur égard : ils la considèrent comme une rivale, une prétentieuse, une usurpatrice. A l’opposé de l’instituteur, elle n’occupe pas de position d’influence dans la commune. Elle n’a pas le droit de vote, comme toutes les Françaises. Elles sont considérées comme influencée par le clergé par les instituteurs et comme des créatures du diable sans foi ni loi par celui-ci. Leur condition de travailleuses intellectuelles va peu à peu s’améliorer mais leur situation de femme va demeurer difficile surtout si elles sont jeunes, célibataires et étrangères au village. Les mauvaises langues les accusent de négocier leurs charmes en échangent des rapports favorables et d’avancement. Or nombre d’institutrice font état des « odieuses propositions » du maire, de l’inspecteur, d’un notable et de mutations arbitraires en cas de refus. Jusqu’à la fin du XIX ème siècle la plupart d’entre elles sont vouées au célibat.
III/ Le métier d’instituteur
a/ La formation des instituteurs
1-L’Ecole normale, la « grande porte »
La condition essentielle pour devenir instituteur est de remarquablement bien étudier. Le concours d’entrée à l’école normale est extrêmement difficile. Les futurs instituteurs et institutrices sont donc les meilleurs élèves de la commune et au certificat ils sont reçus les premiers du canton. Les écoles normales recrutent leurs élèves par un concours dont le niveau est celui du brevet élémentaire et qui se passe sur les mêmes épreuves pour tous à partir de 1916.
Si il existe une Ecoles normales de garçons dans chaque département depuis la loi Guizot de 1833, les Ecoles normales de filles dont la première a été ouverte en 1838 ne sont que 17 en 1876. La loi du 9 août 1879 impose alors à chaque département l’obligation d’entretenir une école normale de filles. On en compte alors 85 en 1895.
Elles dispensent en trois ans une formation à la fois généraliste et professionnelle. Les matières dispensées sont la pédagogie, la littérature, la grammaire, l’algèbre, la géométrie, les sciences, l’histoire et la géographie, la morale et l’instruction civique, le dessin linéaire, la physique appliqué, la botanique, l’économie domestique et les travaux manuels puis en 1920 la sociologie.
L’état finance le les trois années d’étude et de pension des normaliens, s’ils échouent les « élèves » doivent rembourser leur formation. L’école normale pourrait être comparée à un couvent, l’internat et obligatoire =, on limite les contactes avec la famille, la discipline et stricte jusqu'à la première guerre mondiale le port de l’uniforme est imposée, celui des jeunes femmes ressemble beaucoup aux habit de religieuse. La vie à l’école est austère malgré un assouplissement au cour des décennies, il n’y a pas de chauffage dans le dortoir, la nourriture et frugale ; Le surmenage mette parfois la santé des élèves en péril.
2-La « petite porte »
En réalité il y a deux manières de devenir instituteur et cela pour répondre aux besoins accidentels. On recourait alors à des remplaçants ou à des suppléants titulaire du brevet élémentaire. C’est une voie plus longue et plus tortueuse devenir instituteur, il s’agit de faire une période relativement longue de remplacement. Les deux voies d’accès à la profession définissaient donc deux catégories d’instituteurs qui, tout au long de la carrière, restaient largement étrangère l’un à l’autre.
Il faut attendre 1932 pour que l’on exige des maîtres des écoles publiques le brevet supérieur, puis 1940 et le gouvernement de Vichy pour le baccalauréat.
b/ La mission du maître, formateur des citoyens
La première mission du maître est bien sur l’enseignement. Le programme ne changera presque pas au cours de toute la IIIème république et est identique sur tout le territoire. En plus du simple apprentissage de la lecture et de l’écriture, les matières enseignées sont le Français, l’histoire, la géographie les sciences et la morale. On parle de l’esclavage, mais pas en France, la colonisation est décrite comme propageant la connaissance, on apprend par cœur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, on apprend les départements Français pour que les enfants aient une perception du territoire national. On fait des travaux manuels, du dessin, de la musique, et de la gymnastique.
L’autre mission du maître est très bien résumée par Jules Ferry : « L’éducation vaudra ce que vaudra l’éducateur. Pour que cet homme enseigne véritablement les idées Républicaine il faut qu’il soit Républicain, pour qu’il enseigne les idées rationnelles qu’il soit un homme de raison ; enfin un homme libre pour enseigner les idées de la liberté ». Dans toutes les salles de classe il y a un buste de Marianne, l’instituteur est chargé de insuffler l’esprit Républicain à ses élèves. Il faut façonner des générations de citoyens éclairés, leur ouvrir l’esprit. L’enseignement a une mission unificatrice, il faut faire accepter la République à tous, puis la laïcité.
La seule réponse au problème de l’unité nationale est le Patriotisme. La grande force unificatrice, la seule qui puisse neutraliser les oppositions idéologiques et sociales est le sentiment national. La géographie et l’histoire nourrissent ce sentiment national. Les professeurs de facultés rédigent des manuels pour les écoles primaires. Ils donnent une forme de « vulgate » historique commune aux laïques et aux cléricaux. Est alors constituer une sorte d’album de famille où Vercingétorix, Clovis, Charlemagne, Saint Louis, Bayard, Jeanne d’Arc, la fête de la fédération, Napoléon et la perte de l’Alsace-Lorraine occupent le pages d’honneur. On étudie la formation des frontières de la France à travers la grande œuvre de la monarchie et la reprise par la République de ce flambeau, très parlante pour des paysans. La mobilisation de 1914 manifeste la profondeur du développement du sentiment national.
Il faut ajouter l’influence unificatrice, voir uniformisante d’une institution centralisée : même structure administrative, même programmes pour toutes les matières, même horaires. L’enseignement à reçu pour mission d’abolir les particularismes régionaux : lutte du Français contre les patois, du système métrique contre les mesures locales, refus de l’histoire et de la géographie locale.
Le maître est tenu de s’identifier à sa fonction et de répudier en lui l’homme privé. Ils doivent donner l’exemple de toutes les vertus domestiques et sociales. Les inspecteurs vont jusqu’à enquêter dans les communes sur la moralité des maîtres et a réprimer ceux qui fréquentent trop le café ou le cabaret. La morale est omniprésente à l’école, le maître insiste sur les qualités que chaque citoyens se doit d’acquérir : obéissance, dévouement, honnêteté, travail. Il prodigue des leçons sur l’alcoolisme. Il inspecte également l’état de propreté des élèves : main, visage, oreille, vêtements.
c/ La carrière d’instituteur
Après quelque mois d’enseignement pour les normaliens ou quelques années pour les non normaliens une commission composée d’un inspecteur et de deux directeurs d’école vient contrôler le travail de l’enseignant s’il est satisfaisant celui sera titularisé.
La façon dont les futurs normaliens avait préparés leur concours d’entrée (seulement grâce au concours d’instituteurs dévoués ou dans une école primaire supérieure plus adaptée) joue aussi sur l’obtention du brevet supérieur et donc sur le « rang » de sortie de l’école qui défini les postes auxquels ils seront nommés.
Au fil de la carrière, à chaque occasion de mutation ou d’avancement le fait d’avoir appartenu à l’école normale assurait une préférence quasi automatique. Environs 70% des instituteurs munis du seul brevet élémentaire resteront de simples instituteurs jusqu'à la fin de leur carrière quand c’est le cas de seulement 50% des normaliens.
La profession d’instituteur est extrêmement rigide, les chances de promotions se font longuement attendre et les chances d’évasion étaient fort rares. C’est surtout le système de pourcentage, qui fixe définitivement la proportion d’instituteurs dans chaque classe de traitement qui freine l’avancement. En effet la promotion est subordonnée à la retraite des collègues et ce jusqu’en 1903.
Conclusion : Véritable représentant de la IIIéme République, l'instituteur est un pilier dans l'encrage de celle-ci. Son rôle aprés les lois Ferry est capital, il doit éduquer le peuple et lui forgé une conciance citoyenne. Avec notament le service militaire, l'école à servi à l'unification de la nation.
Bibliographie :
-J. Ozouf et M. Ozouf, La république des instituteurs, Point histoire, 2001, 487 pages
-A. Prost, L’enseignement en France 1800-1967, Armand Collin, collection U, 1968, 524 pages
-F. Mayeur, Histoire de l’enseignement et de l’éducation 1789-1930,
-B. Compagnon et A. Thévenin, Histoire des instituteurs et des professeurs de 1880 à nos jours, Perrin, terre d’histoire, 2001, 361 pages.
-J. Ozouf, Nous les maîtres d’école, Gallimard, 1993, 312 pages
-M. Ozouf, L’Ecole, l’Eglise, la République: 1871-1914, Seuil, 1992, 259 pages
Ressources informatiques :
-Encyclopédie Microsoft Encarta 2003.
- www.versailles.iufm.fr pour l’image d’entête.
Posté le 13.12.2006 par g3l1s1
CM de Géo des risques.
Chapitre 3
Les acteurs, enjeux, et les débats autour de la prévention, la protection et la précaution.
1- En amont de la catastrophe.
Cmt prévoir et protéger. Prévision + surveillance + alerte = Prévention.
1° Les quatre forme de prévision.
Prévision : représentation d’un evnmt futur qui sera le résultat de causes existantes. 3 élémt : types de risques, connaissance, volonté de la société à anticiper le risque (pb perception).
A) La prévision empirique.
Lié à l’expérience concrète. Recours à l’histoire car expérience passé nourrit la mémoire collective. Transmission orale + écrite.
Ms perte de mémoire collective ds pays dvlopé. Volonté de ne pas être confronté au danger.
Exemple : habitat en zone inondable.
Parfois oubli.
Exemple : 1937 : Le Borne déborde. Oubli dc lourd bilan la fois suivante.
Exemple : inscriptions de gd inondations sur le monument (pont de l’Alma).
Compte rendu après cata, permet des analogies.
Exemple : Activité minière, pas d’appareil de mesure dc utilisation d’un canari pr savoir si il y avait une poche de gaz (s’évanouit).
Pas de prévision à long termes, pas d’appui théorique.
B) La prévision déterministe.
Cherche des lois de causalité pr évaluer les mécanismes d’1 catastrophe, date et lieu. Prédiction si forte précision.
Exemple : volcanisme. Indication physique (gonflement des flanc, fumée) + rythme + intensité des micro séisme = éruption éminente. Ms nécessite interprétation + décisions.
Exemple : 1902 : Mont pelé. Intensification des signe Ms pas de décision car manque de connaissance, dc attente.
Exemple : 1984 : établissement d’une liste des 80 volcans les + dangereux, pas de Nevado del Ruiz. Eruption en 1985 avc 25 000 victimes.
Dépend du tps, pas de prévision à long termes
Dépend de l’espace, surtt aléas météorologiques.
Exemple : Météo Fr a 3 modèle de prévention, un continental, un national et un local.
Ms pas transposable au risque indus ou sociaux.
C) La prévision probabiliste.
Très utilisée Ms complexe.
2 éléments.
• Probabilité d’occurrence
• Durée de retour.
Utilisé en météo (crue centennale, décénalle…) sorte de classement par gravité + fréquence.
Exemple : Loire, fleuve capricieux avc 3 cru centennale en 20 ans. Remise en cause de la prévision.
+ prise en compte des moyens tech ajouté entre 2 crues. Difficile car vrai pr 1 espace Ms pas 1 autre.
Progrès avc Système Information Géographique (SIG). Fonctionne au niveau de donné transposées sur des cartes. Prévision d’avalanche. 3 niveaux
• Info de donnée fixe (versant, pentes…)
• Donnée des facteurs météo (chaleur, niveau de neige, vent…)
• Niveau sur l’évolution interne de la neige (position des cristaux, compaction).
Croisement lieu par lieu. Conclusion, risque élevé avc inclinaison de 36-46° car peu de neige sur pente raide.
Ms pb, mise en évidence de loi identique Ms paramètre variable selon les lieu.
Possibilité d’étudier avt.
Exemple : Courant El NiÑo (courant sur les pays des côtes pacifiques) Condition de tps (sécheresse ou inondation). Très dur à prévoir par pas d’existence cyclique. Analyse des condition des pays côtiers. Une fois prévision de 2 El Nino (vrai).
D) Prévision par scénario.
Peuvent reprendre les autres formes de prévision. Projection de tts les enchainement d’évênemnt possible. Existe déjà ds les villes. Mesure de réflexions. Permet de prendre des mesure.
D’abord trouver tts les variables, mise au point d’une liste des acteurs, des probables victimes. Puis établissement d’un scénario référence (le + logique) dont on fait varier une donnée pr obtenir 1 autre scénar etc.
Intérêt : aborder les point lié au risque aborder.
Ms : tjs imparfait.
2° La surveillance comme complément
Nécessite 1 utilisation constante de la tech. Dc renvoie à la perception + niveau éco du pays.
A) Le suivi pas image.
Tps réelle. Télédétection pr image climatologique, météo, risque sismique. Permet de prendre des mesures.
Complétez par radar Doppler : permet de limiter les fausses alerte des tornades aux USA. Doppler analyse les cellules orageuse dc + fiabilité. Dc alerte + crédible, dc réduction vulnérabilité.
BRAM (Bulletin Régionale d’Alerte Météo) prévient les cyclone ds les DOM français.
Observatoire de surveillance de veilles sismiques ds le monde. (120)
Doc 21 page 15. Répartition inégal, majoritairement Alpes, puis massif central, puis Nd Est, puis Bretagne et Nd (veille cassure)
B) Les mesures.
Doc 22. Forte recherche au Japon, sutt Kantô. Centralisation puis fixation dc surprise lors de la cata de Kobe. Equipement du Shinkansen, avc boîtier tt les 20m qui stoppe le train en cas de besoin.
1985 : Installation de capteur sur les volcans. Eruption lors de la période d’essai en 1986.
Surveillance des secousse pacifiques ds 20 pays avc regroupement des donnée à Hawaï.
Outils à ≠ échelles. Ms pb : coordination + comblement des espaces sous ou pas surveiller.
3° L’Alerte.
• L’information : rôle des scientifiques
• Déclenchement : rôle des décideurs et rapidité.
• Signal : prévention pop.
Doc 16 page 22. Alarme donnée par le responsable de l’usine avc la même sonnerie qui servait à demander un surplus de main d’œuvre. Dc au lieu de se confiner, la pop est allé à l’usine.
Pb des sirènes identiques ou similaire pr des risques ≠.
Exemple : Lycée avc alarme similaire pr incendie et confinement.
Bon fonctionnement en DOM-TOM.
Si pb allumer la radio. Seul 25% des français sont au courant.
Progression des moyens tech Ms pb ds la transmission, intérêt des exercices.
2- L’aménagement du territoire
Gd plan d’aménagement gnx vers approche + participative.
Doc 15 page 12.
1° Une évolution rapide des législations.
Fr : prolifération d’outils spécialisé + plan : montre la prise de conscience des risques.
Pb : multiplications des outils → contradiction + chevauchement des compétences. Qui doit intervenir (maire, préfet, …)
Maintenant 2 gd outils.
• PPR : plan de prévention des risque naturel prévisible. Mis en place par préfet, accord du maire facultatif pr 1 ou 2 communes (si rapprochées).
Avantage : réglementation adapté au ≠ types d’espaces (ex : interdiction formelle de construction)
Inconvénient : Fonctionne par zonage dc statiques. Or risque malléable ds tps + espace. Longtps utilisation d’1 carte lacunaire. Place la commune ds 1 contradiction, outil juridique ou scientifique. Certain maires refuse les PPR pr raison éco (extension de la ville) L’espace avc le – de PPR est les Alpes, alors qu’il y a bcp d’aléas.
Doc 4 page 44.
Aujourd’hui 4 000 communes avc PR, 4 000 en train, sur 35 000 commune Fr.
• PPRT : plan de prévention des risques tech.
Doc 14 page 12. Risque Seveso, barrage, stockage.
Doc 1 page 43. Seveso II (ville italienne avc cata, qui a donné son nom aux conférences UE) : risque indus avc même carac ds tt UE.
Plan antérieur : PPI, outil tech, obligatoire, à l’échelle d’une usine.
Plan antérieur : POI, outil tech, obligatoire, à l’échelle d’une usine, avc décision commune de l’entrepreneur et maire.
Etude du danger Préfet
Réflexion aléas/risques
PPRT Information
Investigation complémentaire Elaboration de la procédure Préfet
Carte habituelle avc opposition de zone grâce à un code couleur.
Rouge et Jaune = danger élevé
Bleu et vert pâle = danger – élevé.
Violet = bâtiment d’activité
Bleu = équipement public
Orange = bâtiment résidentielle.
Gd précision Ms limité ds l’espace. Hors de la zone plus de PPRT.
2003 : Loi qui prévoit + de transparence au niveau communal.
Meilleur vue d’ensemble pr pvr mettre en œuvre des dispositifs, meilleure concertation, maintient d’1 mémoire des risques, renforcement des liens ville/campagne, aide de fond pour compléter les assurances, pr bouger les habitats.
2° Conception de la prévention au USA.
Système fédéral + système par Etat. Ms autre forme, la mitigation (réduction). Réduction par mesure simple adopté par chaque habitant. Repenser la répartition des pièces (pièce à vivre en haut, mise en place électrique dans les plafonds.)
Diffusion des méthodes de préventions par plaquette de diffusion. Prévention participative. Chacun peut réduire les effets des risques.
3° Le principe de précaution : intérêt et limites.
≠ de prévision + protection. Dernier prolongement de la prévention.
1987 : utilisation du terme précaution pr parler du bon sens qu’il y a à protéger la mer du Nd de la pollution. Dc mesure d’anticipation.
1992 : Précaution = 10° règle du sommet de Rio.
1995 : entré du principe de précaution ds la législation Fr.
Précaution : en situation de risque, 1 hypothèse non confirmée doit être prise pr valide même si elle n’est pas démontrée.
Prévention devant un aléa + effet indéfini. On cherche à éviter le pire, attitude de repli. Pb de perception du risque dc débat sur le bien fondé de la pratique.
Exemple : Grippe aviaire. Grippe Ms incertitude sur la transmission dc confinement par précaution. Pb à long terme pr la crédibilité des mesures.
3- Le retour d’expérience.
Bilan, permet de reconsidérer le risque, d’organiser la reconstruction. 2 angles : assurances et médias.
1° Les assurances ont un double effet.
Couvre en fonction de la demande.
15°s : 1 sorte d’assurance contre les incendie pdt 3 siècle.
Pas de réduction des risques. Après maintient ou renforcement d’une égalité sociale, les plus riche sont mieux assurer et mieux protéger. Très gros écart à +sieur degré. En UE, + de citadins que de ruraux. En Italie, seulement 5% d’assuré dans les zones sismiques.
En Fr, système à trois niveaux.
• Petite cata
• Système de calamité agri (1976 : impôt sécheresse)
• Niveau catastrophe naturelle.
Parfois dérive ou gaspillage, aide internationale détourner ds certain pays.
2 effets : Assurance impose un contrôle et des mesure préventive (alarme), Ms effet d’assisté qui ne prennent pas de mesure préventive.
2° Le rôle des médias.
Double rôle. Informer et façonner la représentation du risque.
Mise en avant de l’affectif. Puis explication, parfois longtemps après (4 jour pr le tsunami). Crée 1 indice de gravité.
Exemple : 1998 : Avalanche avec 12 mort dont 9 collégiens. Désignée comme cata, fait la une de journaux. Pour une même affaire avec uniquement des adultes morts, mais uniquement des faits divers.
Pas de médiatisation ds les dictatures (Tchernobyl, pollution du fleuve amour).
Avant : Travail des journaliste locaux puis retransmission suivant la cata au journaux nationaux et internationaux.
Maintenant : Passage direct des journalistes locaux à internationaux. + concurrence des films amateur, fait avc le portable. Il existe ds les média une loi mort/km² : couverture médiatique si bcp mort, avc en + personnalité des victimes (enfants, pays d’origine). De +, effet CNN, si CNN s’intéresse, les autres chaînes d’intéressent.
2 tournants ds le traitement médiatique.
1985 : Explosion du Nevado del Ruiz. Agonie d’1 fillette. Long débat sur les images à montrer et caché.
2004 : Tsunami. Nvx lien média/ONG/Etat. « Scénarisation de la cata ».Pb de l’aide qui s’arrête vite. Info qui renvoie aux craintes et aux doutes des sociétés. Entretient de la peur.
Conclusion
Risque + cata, longtps pensé comme exogène, pas de conscience des causes, caprices des dieux. Evolution de la compréhension Ms attribution au hasard. Chgmt permis par les évolutions indus.
Aujourd’hui : Risque = objet d’étude scientifique + phénomène sociaux. Conjugaison des approches scientifiques et culturel pr mieux servir l’environnement, les aménagements, la société.
19°s→20°s : glissement de sens, apparition de l’intérêt scientifique.
Epistémologie : ici histoire de la géo, son évolution et sa pratique. Science tardive, secondaire, sous partie de l’histoire.
Avant 1914 : conception naturaliste, science de la Tr, géomorphologie.
Paul Vidal de la Blache : veut donner 1 place à la géo, comme science à part entière. 2 sous partie, physique et humaine. Appui écolo, appui sur le milieu puis l’environnement (milieu + interaction société/entourage) Approche dynamique. Revitalisation du déterministe pr pensée globale.
Posté le 10.12.2006 par mimi
JUSTICE ET CONSTRUCTION DE L'ETAT
La construction de l'Etat interesse beaucoup les historiens. Elle s'opère par 3 moyens:
- guerres: territoires, conquères Louis XIV, augmentation de la pression fiscale, plus présent dans l'histoire du royaume.
- administration implantée, forte pour les impôts, administration fiscale...
- justice: impose sa volonté, le roi est représenté oar les Juges, obéissance au roi.
La justice moderne est un moyen de renforcer l'Etat mais en même temps, à la fin du XVIIIème, les critiques contre la justice vont contribuer à affaiblir l'Etat à la veille de la Révolution.
1) Le roi, source de toute justice.
a) la justice "retenue"
C'est la justice exercée par le roi personellement ou dans son conseil. Le roi est justicier, il prend des décision de justice (St Louis).
- Il prend des décisions à la demande de ses sujets, demandes exprimées dans des placets. La plupart du temps, il rend justice en son conseil du roi, surtout dans le conseil privé ou le conseil des partis, c'est une section du conseil du roi qui s'occupe des affaires judiciaires présidé par le chancelier.Il fonctionne comme une cour de cassation (veille à la bonne application de la loi) et comme un tribunal administratif (les différents qui opposent les administrations).
- Lettres de grâce (pour les condamnés)
- Lettres de cachets (incarcération décidée après la demande des familles pour les conflits familiaux par exemples..)
Le roi condamne ou graci. Les lettres de cachet ne sont pas jugées comme arbitraires.
b) la justice "déléguée"
Elle est exercée par les juridictions royales.
Les juridictions de droit commun qui sont des juridictions ordinaires, rendent les plus grand nombres de jugements.
Il y a d'abord les tribunaux inférieurs:
- en bas de l'échelle les prévôtes, vigueries.. d'origine médiévale, justice au premier degrés, justice civile et pénale.
- baillages et sénéchaussées: justcie civile et pénale. Il y en a environ 400 en France au XVIIIème. Les juges sont des officiers, ils sont prioritaires de leur fonctions, dès le XVIIème ils peuvent rendre leur fonction héréditaire.
- dès 1552 sont créés des présidiaux, ce sont des baillages plus importants. Ils siègent dans les même locaux avec les même juges. Ils sont une centaines au XVIIIème.
Et il y a les cours souveraines:
- parlements (12 ou 13 au XVIIIème) et conseils souverains (équivalent des parlements, 3 ou 4 au XVIIIème).
Ces cours souveraines ont 3 fonctions:
* rendre la justice.
* enregistrer les lois, émettre des remontrances, avis qui demande la correction de la loi proposée.
* arrets de réglements qui sont des décisions administratives qui concerne l'organisation des corps professionnels.
Sous l'ancien régieme, il n'y a pas de séparation nette entre le justice et l'administration , c'est toujours lié: les juridiction d'exception qui ont des compétences particulières et la plupart du temps sont des administrations, comme le grenier à sel, une administration qui s'occupe de la perception de la gabelle, qui vend le sel et en même temps c'est une juridiction qui tranche les questions liées à l'impôt de la gabelle.
Les électiobs sont des administrations financières, fiscales dirigées par les élus, elles surveillent la perception de la taille et en même temps, elles jugent quand il y a des différents sur la perception de la taille.
c) la justice "concédée"
C'est une justice en théorie confiée par le roi à un personnel non royal, la plupart du temps usurpé au Moyen-Âge.
- juridictions seigneuriales: le Seigneur rend justice à différents degrés selon l'importance du Seigneur. C'est une justice de proximité.
- juridictions éclésiastiques: avec les officialités, ce sont des tribunaux d'église jugeant les curés qui ne respectent pas leurs obligations, qui règlent les questions liées aux sacrements, aux filitations...
- juridictions municipales: Elles rendent la justice pour les villes qurtout dans le Nors, une justice aussi bien civile que pénale. Les tribunaux échevins. Un appel est possible devant les tribunaux royaux.
Système complexe avec cependant une cohérence: dans l'idée des juristes modernes, la justice vient du roi.
2) Construction de l'Etat et unification du droit.
a) diverstité du droit.
Sous l'ancien régime, il n'y a pas qu'un seul droit s'appliquant sur le royaume, mais une diversité du droit considérée comme un privilège pour chaque province d'avoir un droit particulier.
Le domaine civile est particulièrement for, en effet au Nord ce sont des pays de droit coutumiers, il y a environ 65 grandes coutumes qui se déclinent en coutûmes locales. Chaque province a son corpus juridique différent. Au Sud, il s'agit de pays de droits écrits avec les lois Romaines qui s'appliquent mais pas toujours de même façons en fonction des jurisprudence.
Les droits sont différents d'une province à l'autre.
Cela est moins vrai pour le droit pénal à cause de la législation royale. La législation est plus uniforme dans la gestion du royaume.
Il n'y a pas d'unité de droit mais on marche vers elle, vers un processus d'unification.
b) processus d'unification.
A l'époque de Louis XIV dans les années 1660-1670, sont élaborées une série d'ordonnances: ordonnance du commerce de 1673, ordonnance de la marine de 1681 et les plus importantes les ordonnances civile 1667 et ordonnances criminelles 1670. LEs ordonnances civiles et criminelles ne sont pas un code civil et un code pénal mais un code de Procedure civile et pénale. Il n'unifit pas les lois qui s'applique en la matière, c'est une unification du mode de procédé, la manière de faire. Les procédures sont les même mais les lois diffférentes.
Malgrè leur limites, les ordonnances sont une étatpe essentielle vers une conception différente du droit, plus arbitraire qui montre que la vision u territoire change. A la même époque, le premier président du parlement de Paris: Lamoignon, se prononce pour la rédaction d'un code de loi civile, d'unification de la loi civile dans le royaume. Au temps de Louis XV, vers 1530, le Chancelier d'Aguesseau commence une oeuvre d'unification des lois civiles. Unification difficile à mener car chaque édification doit suivre une concertation entre les juristes des différentes provinces pour trouver un accord, un compromis pour appliquer une même règle ou presque partout en France.
En 1731 est rédigé l'ordonnance sur les donnations et en 1735 celle sur les testaments. Mais cela ne fait pas tout à fait disparaître la diversité. Il y a un type de testament pour le Nord et un autre pour le Sud. Malgrè cela on marche vers une unification relayé par les juristes eux-même, juristes réfléchissant à une unité possible du droit en essayant de trouver des solutions acceptables pour tout le monde comme le droit commun coutumier: coutûme de Paris est un modèle auquel il faut se référer en priorité.
Il y a une volonté de rationalisation du droit, de modification du droit selon le principe de la raison, la volonté d'unité.
3) Un système contesté.
Durant la seconde moitié du XVIIIè s, le roi est celui qui rend la justice. Le droit s'uniformise mais la justice rendue est fragile, contestéee sur de nombreux points.
a) question de la vénalité des charges.
La critique de la vénalité des charges est présente partout. Elle est toujours maintenue car pour l'Etat elle est comode, le roi vend des places de juge et en crée quand il a besoin d'argent. Cette vénalité des charges ammène plusieurs problèmes:
- l'indépendance des juges est un problème pour l'Etat car quand le juge est propriétaire de sa charge, on ne peut plus rien contre lui, il ne peut être privé de sa fonction que lors de cas exceptionnels. Les magistrats sont libres de s'exprimer ce qui est un problème pour la monarchie et cela surtout dans les parlements car ils n'hésitent pas à s'opposer à l'Etat.
- c'es également un problème pour les justiciables: la compétence des juges. En effet les juges ne sont pas les juristes les plus compétens mais ils sont les plus fortunée car la fonction judiciaire est chère. De plus, les enfants de magistrats ont des passe-droit à l'unniversité réalisant ainsi des études plus courtes. Les contribuables ont donc l'impression d'avoir de smagistrats moins bien formés.
- les magistrats sont payé avec des gages mais les gages sont insuffisants donc ils perçoivent également sur les procès des épices et vacations. Les juges sont également payés par les justiciables.
Ce système n'est pas acceptable, il faut rendre la justice gratuite pour tous. Le système est lié au système de vénalité, si on le supprime, tous les problèmes disparaîtrons également, les juges seront plus compétent, la justice sera gratuite et meilleure.
En 1771, la réforme du chancelier Maupeou est un coup de force pour abaisser les parlements, on décide de supprimer la vénalité des charges dans les parlements, les magistrats sont donc només et payés par l'Etat. Cela ne durera que 4 ans.
b) critique de la justice pénale.
Elle intervient surtout dans les années 1760-1770. Voltaire y est associé.
A la base se trouve plusieurs erreurs judiciaires que Voltaire dénonce, demandant une réforme d'ampleur de la justice pénale. Dans le Sud de la France on parle des affaires Calas, Sirven et dans les Nord les affaires Manbaillly/ La Barre.
Dans tout les cas, des innocents sont condamné, principalement sur rumeur publique, et souvent cela abouti à une éxécution. Mais la peine de mort est considérée comme disproportionnée et injuste.
- On réclame la disparition de la torture appelée aussi la question.
- l' assistance d'un avocat aux criminels.
- la fin de la procédure secrète, avant les accusés n'avaient pas accés à leur dossiers.
- la redéfinition des peines, la peine de mort pour sacrilège n'est plus accepté, on veut des peines plus humaines, la disparition des supplices (celui de la roue...).
C'est une réforme pénale de grande ampleur. Mais les premiers débats sur la peine de mort n'aboutissent pas sauf en Toscane.
c) critique de la justice civile.
On lui reproche plusieurs chose:
- être trop lente, elle ne doit plus laisser pourrir le conflit.
- d'être trop chère.
On a l'idée de rapprocher la justice des justiciables, d'une justice de proximité, d'arbitres plutôt que de juges. On veut une pacification de la société.
Finalement le paradoxe apparaît dans toute sa clareté. L'Etat peut se reposer sur un justice forte, la justice royale est la première, essentielle, elle a une autorité incontestée. Cependant la justice qui a atteint son apogée est plus fragile qu'on ne le pense car elle fonctionne selon des normes anciennes qui sont contestée par un esprit d'humanité, rationnel du XVIIIè.
Posté le 10.12.2006 par g3l1s1
LE ROI ET L'ETAT MODERNE
Au 18eme siècle, l'Etat est déconsidéré, affaibli.
La notion d'absolutisme n'existe pas sous l'Ancien Régime, elle n'apparaît qu'à la fin du 18ème. Au début on parle de pouvoir absolu.
La définition de la légitimité ne change pas contrairement à la manière dont le roi met en pratique ses pouvoirs, il parvient mieux qu'avant à les appliquer.
Le renforcement de l'Etat au 16ème et 17ème n'est pas un phénomène continu, il procède par à coup avec des moments de crise, d'affaiblissement qui paralèllement renforceront le pouvoir royal. Par exemple pendant les guerres de religion de 1562-1598 et la fronde 1648-1653, sous Henri IV et Louis XIV, à l'issus de ces crises, le roi a renforcer son pouvoir.
1) Le roi et son image.
a) Une personne sacrée.
En théorie, le roi tient son pouvoir de Dieu, c'est un principe affirmé dans toutes le monarchies Européennes, il n'y a pas de séparation entre le trône et l'autel.
L'illustration la plus nette de ce lien entre l'Eglise et l'Etat est la cérémonie du sacre.
- le sacre ne fait pas le roi, parfois il y a plusieurs années qui s'écoulent entre l'accés au trône et la cérémonie du sacre. "le mort saisi le vif" quand un roi meurt un autre prend immédiatement la suite, il n'a pas besoin d'être sacré pour exercer.
- le sacre est une cérémonie symbolique pour rappeler les principes, l'ensemble des symboles. Le roi prête serment: défendre l'Eglise, interet des peuples, il reçoit les insignes du pouvoir: septre, main de justice, éperon et épée.. Il reçoit aussi l'onction sainte qui manifeste la production divine, il devient l'oint du Seigneur, il est alors sacré ce qui lui donne un pouvoir supplémentaire: le don de thaumaturge.
b) le don de thaumaturge.
depuis le XIème siècle, le roi est un roi guérisseur, il a la possibilité d'appeler la clémence de Dieu sur les scrofuleux (les malades des écrouelles, adénite tuberculeuse ou non, bouton sur tout le cou). Au lendemain du sacre, le roi se rend en pélerinage à St Marcoul où il prie et après il touche ses premiers malades en pronoçant une formule: "le roi te touche Dieu te guérit" jusqu'en 1617. Apès la formule devient "le roi te touche Dieu te guérisse". Toutes les guérisons sont notées. Le roi prétend intervenir dans la guérison des malades, son pouvoir est reconnu par les gens et on vient de loin (également de pays étrangers) pour voir le roi. A chaque fête religieuse, la cérémonie de guérison à lieu.
c) un mystère de la monarchie.
L'idée est que le roi et son peuple ne forme qu'un. Le roi est la tête et le peuple forme le corps et les membres, on ne peut séparer les deux, du moins jusqu'au XVIIIème siècle. On considère que le roi agit toujours dans le bien du peuple, lui seul connait ses besoins. LA légitimatione st très forte. Le roi est aussi un roi qui incarne l'Etat: "l'Etat fait chaire".
On distingue les deux corps du roi: le roi comme enveloppe charnelle qui vieillit et meurt, qui disparait un jour, et le roi incarnation de l'Etat, "le roi ne meurt jamais", il n'y a pas d'inter-règne.
Le Second personnage de l'Etat est le chancelier, il ne prend jamais le deuil du roi défunt, il montre ainsi que le roi ne meurt jamais.
2) les pouvoirs du roi.
a) les supériorités du roi.
- d'origine féodale qui place le roi à la tête de tous les seigneurs du royaume. Le roi est suzerains des suzerains, seigneur des seigneurs.
- le roi est lieutenant de Dieu sur terre.
- le roi est empereur de son royaume. Légitimité d'origine romaine qui affirme l'autorité du "prince" sur l'Etat qu'il dirige.
Le croisement de ces trois points affirme l'autorité du roi, rien ne peut mettre en cause son autorité, il n'ya a pas d'autre régime politique possible en France.
b) le prérogative royale.
Il faut distinguer la théorie de la pratique. Théoriquement le roi à tous les pouvoirs mais question pratique, il faut prendre en compte la taille du royaume, la lenteur des communications, la faiblesse de l'administration, la nécéssiter du roi de déléguer ses pouvoirs. L'Etat moderne a une autorité plus faible que l'Etat contemporain.
- le roi fait la loi, c'est le premier pouvoir. "si veut le roi, si veut la loi", le roi est la loi. C'est un principe mais le droit qui s'applique n'est pas seulement royal mais aussi coutumier, élaboré par les usages du Moyen-Âge. Le pouvoir royal ne fait pas disparaître le droit romain au Sud et le droit canon de l'Eglise. Le roi est législateur suprême mais tous les droits ne sont pas d'origine royale.
- le roi est justicier mais ce n'est pas le seul à rendre la justice il y a aussi les villes, seigneurs, l'Eglise..
- le roi est le seul à avoir le droit de lever les impôts (la dîme n'est pas un impôts ni le cens et le champart, ce sont des redevances.
- le roi seul peut faire la guerre et la paix.
- le roi seul peut battre la monnaie.
Le roi possède donc des pouvoirs très larges, il n'y a pas l'idée d'un partage des pouvoirs. Les 3 pouvoirs de Montesquieu est une idée étrangère aux systèmes politiques moderne, les contemporains disent que les pouvoirs doivent être unis.
c) les limites au pouvoir du roi. Le roi absolu n'est pas un despote ni un tyran, c'est un monarque légitime qui ne peut faire ce qu'il veut. Il vit selon des règles supérieures à lui:
- règles du droit divien, ne pas voler, ne pas tuer.. Règles définit par la loi Catholique. Si elles sont ransgréssées, la sanction arrivera apès la mort.
- règles du droit naturel. Etat de nature est un Etat sans organisation sociale.. règles de propriétés, droit à la vie. Mais il n'y a pas de contrôle, le roi doit respecter ces règles mais on ne peut l'y obliger.
- loi fondamentale du royaume, ce sont les règles traditionnelles qui s'imposent dans des domaines précis: la succession: règles de primogéniture masculine, règle que le roi ne peut changer; protection de domaine royal: les biens qui appartiennent à la couronne, donc au roi ou à l'Etat sont des biens inaliénables. Le roi ne peut dilapider ses terres.. il peut seulement engager son domaine.
Le roi n'a donc pas tout les droits, il est roi pour les autres mais pas pour lui même.
3) L'affermissement réussi du pouvoir royal.
Comment la crise de la Fronde permet à l'affermissement réussi du pouvoir royal.
a) La Fronde.
1648-1653
Peut être présenté comme une crise de croissance de l'Etat moderne, c'est la convergene manquée d'oppositions qui s'expriment contre certaines évolutions de l'Etat qui permettent au roi d'envoyer des intendants dans les provinces, d'augmenter les impôts, de soumettre la noblesse à l'Etat, de même que les tribunaux.
C'était l'objectif de Richelieu et Mazarin.
L'opposition est forte, soulevement des parlements, de la noblesse, de certaines villes comme Bordeaux.. contre la politique.
Elle se termine par une reprise en main de l'Etat par Mazarin puis par Louis XIV.
b) le développement de la centralisation.
C'est la volonté du roi de controler plus étroitement son territoire et d'imposer plus directement sa volonté.
A partir de 1661, il prend la décision de gouverner seul, sans premier ministre, simplement à l'aide de quelque ministres choisis: le Chancelier, 4 secrétaires d'Etat et en 1665 d'un controleur général des finances.
Le gouvernement se trouve ainsi resséré. Le roi ne convoque plus les Assemblées représentatives de la Nation (état généraux) depuis 1614 et ce jusque 1789. De même, il n'ya a plus d'Assemblée des notables ( cinq à six fois moins de députés) la dernière est convoquée en 1626.
Parallelement, des intendants sont envoyés dans toutes les provinces pour surveiller (police, justice, finance) et agir au nom du roi.
c) contrôle culturel et social.
Le contrôle n'est pas seulement politique mais aussi social et culturel. Cela sous l'ambition du monarque Louis XIV.
- religion: l'édit de Fontainebleau de 1685 interdit le protestantisme.
- il veut contrôler la société pour mettre un terme à l'opposition. On assimile le temps de Louis XIV à la domestication de la noblesse car parfois les nobles prenaient les armes contre le roi.
Il y a une acceptation totale de l'autorité du monarque.
La cour s'installe à Versaille, des pensions sont données aux nobles et on recherche les faux nobles. Il y a donc une adhésion complète de la noblesse, adhésion qu'on cherche à imposer aux parlementaires. En 1665, les parlements deviennent des cours supérieures. En 1673 on limite le droit de remontrance des parlements (c'est le droit d'émettre des remarques lorsque le roi propose l'enregistrement des lois).
Louis XIV veut s'imposer comme monarque au pouvoir incontesté, une réussite qui ne lui survit pas.
En 1715, ça lui sera discuté.
On s'apperçoit que l'Histoire de l'Epoque moderne est l'histoire de la construction de l'Etat qui s'opère par différents moyens:
- la guerre (augmentation des impôts, représentants dans les provinces..)
- renforcement de l'autorité du monarque dans ses frontières.
- justice de plus en plus royale.
Posté le 10.12.2006 par julie
EGLISE ET RELIGION
Foi catholique et foi protestante.
Le catholicisme
L' Eglise catholique désigne en Occident, depuis la fin du XVI ème s. , les chrétiens rattachés à Rome et reconnaissant l' autorité du pape. Malgré l' essor du protestantisme, le catholicisme reste la religion du roi et de l' immense majorité des Français, seule religion officielle et protégée ; lors du sacre le roi fait serment de maintenir cette primauté. Cette situation dominante s' explique par l' importance du rôle du clergé et la place de la religion dans la vie quotidienne des Français. Précisément parce qu'il est bien intégré dans la société, le catholicisme en subit les influences. Depuis le XVI ème siécle souffle un vent de réforme de l 'Eglise "dans son chef et dans ses membres", de retour aux sources et de dév. de la vie intérieure : c'est aussi ds ce contexte qu'il faut comprendre la devotio moderna, mouvement de spiritualité encourageant la méditation personnelle, dans les monastères et ds les cercles de séculiers (groupes de Meaux) , de même que chez Martin Luther et Jean Calvin. Mais il faut attendre le concile de Trente (1545-1563) pour que la réforme catholique tant attendue voie le jour à l' échelle de la chrétienté d' Occident, et fixe les points essentiels de la doctrine face au protestantisme.
Le concile rappelle que la foi catholique repose sur deux sources, la Bible (parole de Dieu) et la Tradition (enseignement de l' Eglise) ; le libre arbitre du croyant fait qu'il peut accepter ou refuser la grâce divine, qui lui permet de faire des bonnes oeuvres et d' accéder au salut ; les sacrements qui sont sept, sont nécessaires au salut ; le fidèle a besoin d' intermédiaires (sur terre, la hiérarchie enseigne, interpréte les Ecritures et distribue les sacrements, et dans le Ciel, la Vierge et les saints prient le Christ
d' intercéder pour les défunts).
L' oeuvre du concile de Trente est vaste, mais sa réception se heurte à des oppositions politiques : ni le roi ni surtout les parlements n' acceptent de recevoir les décrets de Trente comme lois du royaume, malgré les pressions du clergé lors des états généraux de 1614. Aussi l' assemblée du clergé de 1615 décide-t-elle d'appliquer les nouveaux canons , auxquels il manque toujours la sanction officielle de l' Etat. Par ailleurs, l'application des mesures disciplinaires suppose que les clercs renoncent à bien des pratiques traditionnelles, en particulier aux pesanteurs du système bénéficial.
Pourtant d'excellents résultats sont obtenus et la réforme catholique est plein de dynamisme. La France de la première moitié du XVII ème s. rayonne dans bien des domaines : spiritualité, théologie, assistance, floraison des confréries de dévotion...
Le catholicisme du XVII ème s. n'a pas le même éclat, mais c'est aussi le moment où les fruits du concile s' épanouissent. Il est miné par l' absence d' adversaires (la révocation de l' édit de Nantes a anéanti les protestants en 1685) et par des querelles qui le vident de ses énergies (jansénisme, gallicanisme, richérisme).
Celles-ci remettent en cause le respect des autorités, et préparent la Révolution française.
C'est aussi l' époque où un fossé se creuse entre d'une part un clergé réformé et autère, voire janséniste, mieux formé dans les séminaires.
Attaqués par les philosophes, ce clergé catholique ne trouve que de médiocres arguments. Par ailleurs la religion est contaminée par l'esprit du siècle ; elle a perdu la flamme mystique de l' époque baroque, elle s' affadit et se rapproche du déisme.
Pape : Chef de l' Eglise catholique romaine, le pape est élu à vie par les cardinaux réunis en conclave. Il se présente comme le successeur de Pierre que le Christ avait placé à la tête du groupe des apôtres. Il est évêque de Rome et sa cathédrale est la basilique Saint-Jean de Latran, même s'il réside surtout au Vatican à l'époque moderne. Sa charge comprend le ministère d'unité et l' enseignement : il s'adresse aux fidéles par des bulles (nom donné à un décret solennel du pape) , convoque les conciles et publie leurs canons. Les XVII et XVIII = renforcement du rayonnement spirituel de la papauté.
Evêque : Successeur des apôtres qui est à la tête d'un diocèse. Les évêques portent, en particulier pendant la liturgie, un certain nombre d' insignes qui permettent de les identifier : la croix pectorale, l'anneau pastoral (symbole de sa fidélitéà son diocèse), la crose (bâton pastoral dont l' extrémité est courbe), la mitre (coiffure liturgique). La couleur des évêques est le violet (calotte, soutane, bas). A partir du concordat de 1516, les évêques sont nommés par le roi et le pape donne l'investiture canonique. L' évêque est un grand homme (ex: solennité ac laquelle on l' accueille da les paroisses pendant les visites pastorales). Son rôle spirituel est essentiel. Lui seul peut donner les sacrements de confirmation et d'ordination des prêtres, édicter des règlements, participer à la désignation des curés. Pour l'aider, il est entouré d'un personnel imp., un tribunal (officialité) . Le Concile de Trente renforce l'autorité des évêques tt en insistant sur leurs devoirs. Dans la mesure où l'évêque est un gd personnage, le recrutement social se situe dans la noblesse et même dans l' ancienne aristocratie en 1789.
Curé : Prêtre soumis au contrôle de l'évêque qui exerce la cura animarum (souci des âmes) sur le territoire d'une paroisse. Dans les faits, il garde une gde autonomie en raison des droits de patronage et de résignation qui concerne son bénéfice. Il faut atteindre les XVII et XVIII ème s. pour voir la résidence se généraliser et les curés invesis de gdes responsabilités (formation améliorée par le biais des séminaires et des conférences ecclésiastiques, instruction des fidèles par le catéchisme, administration des sacrements, en particulier de l'accompagnement spirituel par la confession). Les revenus des curés sont inégaux : dîme ou casuel.
Monastère : Ensemble de bâtiment où vit une communauté de moines, de moniales et, par extension, de chanoines réguliers (clercs séculiers qui célébrent la liturgie ensemble mais ne pratiquent pas la vie en commun) ou de chanoinesses. Selon son degré d'autonomie, le monastère est appelé abbaye.
Abbaye : Communauté et bâtiments placés sous l'autorité d' un abbé ou d' une abbesse qui accueillait des moines ou des chanoines réguliers. Tte abbaye est un monastère mais tt monastère n'est pas une abbaye : il faut pr cela qu'il y ait à sa tête un abbé, ce qui n'est pas le cas des Chartreux (moines).
Concile de Trente : Concile (assemblée d' évêques et de supérieurs d'ordres religieux qui traitent des questions de doctrine et de discipline ecclésiastique) universel réuni de 1545 à 1563 à Trente (ville italienne mais relevant du Saint-Empire). Il a lontemps été retardé par les papes qui le regardaient comme un pouvoir concurrent du leur. Il n' pas atteint son objectif (résorber le protestantisme et refaire l' unité de la chrétienté d' Occident), mais il joue un rôle essentiel ds la constitution de l' identité du catholicisme moderne. Ds le domaine de la pensée, le concile réfute et condamne les thèses protestantes. Dans le domaine disciplinaire, les pères conciliaires rappellent les devoirs du clergé, ils insistent sur la nécessaire instruction des futurs prêtes et sur le contrôle de la vie religieuse des fidéles. La réception des décrets de Trente et leur application furent longues; il fallut par ex. + d'un siècle pr que l' ensemble des diocèses de France ait un séminaire et le rythme annuel de la visite pastorale.
Bible : Du grec biblia, livres. Ensemble des livres considérés comme révélés par les religions juive et chrétienne. Dans le monde chrétien, on distingue l' Ancien Testament du Nouveau Testament (évangiles, actes des apôtres, épîtres, apocalypse). Dès la fin du XV ème s. la Bible est de mieux en mieux connue, d'abord grâce à l'imprimerie (l'ouvrage de Gutenbreg publié en 1455 est précisément une Bible latine qui comporte 42 lignes par page) qui permet une diffusion plus large, puis par le travail des humanistes qui comparent les différentes versions, latine (la Vulgate), grecque (la Septante) et hébraïque. Pr les protestants qui refusent l'autorité de la Tradition, la Bible est la seule référence en matière de foi. C'est par elle que le fidéle peut entrer en contact ac Dieu et connaitre sa volonté. La Bible en langue vulgaire faisant figure de livre protestant, sa lecture est peu encouragée dans le monde catholique.
Diocèses : Circonscription religieuse dépendant d' un évêque. Ils sont regroupés en provinces ecclésiastiques dont l'archevêque convoque les conciles provinciaux et accueille les assemblées provinciales du clergé.
Paroisse : Territoire et communauté des fidèles confiés par l'évêque à un curé. La présence des font baptismaux constitue la marque principale de la paroisse. Elles est la cellule de base d l'organisation ecclésiastique.Tous les actes de la vie religieuse se déroulent dans cette circonscription: distribution des sacrements, redaction des registres paroissiaux. Elle sert également de cadre pour l'administration civile : la fiscalité (élaboration des rôles fiscaux), diffusion par le curé des décisions royales, réunions des assemblées d'habitants ( prennent des décisions: désignent des procureurs syndics, de asseurs collecteurs de l'impôt). Les fidéles st trés attachés à leur paroisse: ils souhaitent se faire enterrer dans son église ou son cimetière.
Visite pastorale : Visite des paroisses et établissements religieux qui dépendent d'un évêque. La visite pastorale est à la fois le moyen de connaître l'état d'un diocèse et de le reformer. La pratique est ancienne mais elle devient systématique ac la réforme catholique au XVII ème s. L' enquêteur est svt l'évêque du lieu ; dans les grands diocèses du Nord il peut être remplacé par un vicaire général. Les visiteurs dressent des procès verbaux dont le contenu reste une source fondamentale pr la connaissance de l' état religieus de la France moderne.
Séminaire : Etablissement religieux da lequel les futurs prêtres étudient et se préparent à l'ordination. En 1563, le concile de Trente décide la création d'un séminaire par diocèse. An début les séjours y sont cours et les autorités de l' Eglise les utilisent comme maisons de correction pour sanctionner les prêtres ayant manqué à la discipline ecclésiastique. On y enseigne la théologie, la morale, les exercices de piété, l'obéissance.
Théologie : Connaissance des choses divines en général, ou science des vérités révélées par Dieu. Elle s'efforce de comprendre le contenu de la foi et d'expliquer ce qu'il faut croire , au moyen de la raison. Les théologiens ont tjrs pensé les rapports entre Dieu et l'homme selon des systémes cohérents. La théologie est enseignée ds les séminaires ou les colléges (alors réservé aux garçons) , les maisons de formation des principaux institut religieux, facultés de théologie.
Sacrement : Rite par lequel le fidèle reçoit la grâce de Dieu. Les catholiques en retiennent sept : baptême, confirmation, eucharistie, mariage, pénitence, extrême-onction, ordination (sacrement par lequel un clerc tonsuré accède par étapes à la prêtrise). Les protestants deux : baptême et cène.
Eucharistie : A l'origine action de grâces de Jésus lors de la bénédiction du pain et du vin au cours de son dernier repas ac ses disciples, puis renouvellement et actualisation de la Cène. Pour l'ensemble des chrétiens c'est le sacrement par excellence qui fait de l' Eglise l'assemblée du corps du Christ. Au début du XVI è s. = fait partie des 7sacrements: c'est celui par lequel le corps et le sang du Christ st rendus présents ds le pain et le vin consacrés par le prêtre pd la messe. Eucharistie = opposition entre cathos. et prptestants : pr les cathos., le pain et le vin se transforment en sustance, en corps et en sang du Christ = transubstantiation. Luther croit aussi à la présence réelle du Christ ma pr lui les subqtance du pain et du vin ne changent pas = consubstantiation.
Jansénisme : Courant rigoriste du catholicisme, regardé comme hérétique en raison de sa parenté ac la prédestination calviniste. Son nom vient de Cornélius Jansenius, évêque. Persuadé de la corruption absolue de la nature humaine depuis le pêché originel, sauvée seulement par la pure grâce de Dieu qui prédestine certains au salut; le jansénisme refuse tte vision optimiste du monde. L'homme est naturellement conduit au mal et seule une grâce de Dieu peut s'emparer de lui et le contraindre à faire la bien. Les crucifix "jansénistes" = reflet de ce salut car les bras du Christ st placés à la verticale vers le haut et non à l'horizontale comme s'il ne voulait pas accueillir tte l'humanité. L'histoire du jansénisme est marquée par ses oppositions à des phénoménes : à la construction de l'absolutisme et à la raison d' Etat, à l'alliance du roi ac les protestants en politique étrangère, aux jésuites. Une première phase de l'histoire du jansénisme (1638-1668) est marquée par des contreverses intellectuelles. La seconde étape (1679-1713) est dominée par le désir de Louis XIV d'en finir ac le jansénisme. La troisiéme période est celle où ce dernier s'oppose à tte forme d'autorité, que ce soit celle du roi ou de l' Eglise. Au XVIIIè s. le jansénisme est puissant et sert d'opposition au roi et aux jésuites.
Gallicanisme : Mot crée au XIX e s. pr désigner l'ensemble des tradition propres à l' Eglise de France. Sensibilité anti-romaine plus que doctrine, la tradition insiste sur une certaine autonomie de l' Eglise de France face à Rome, affirme la supériorité des conciles généraux sur le pape et le pouvoir des évêques français, partageant ac lui le magistère suprême. Ce courant prend 3 formes essentielles : le gallicanisme des évêques (veulent préserver leur autorité face au pape et au monarque) , le gallicanisme du roi (qui souhaite être indépendant vis à vis du pape) et le gallicanisme des parlements et des universités (rêvent d'une Eglise nationale libre de tte sujétion romaine).
Richérisme : Doctrine d' Edmond Richer, syndic de la faculté de théologie de la Sorbonne, défenseur des libertés gallicanes et opposant aux idées des jésuites. Ds ses ouvrages, il propose une vision démocratique de l' Eglise où évêques et simples prêtres partagent la même autorité ds les conciles généraux. = opposition à la vision de l' Eglise issue du Concile de Trente. Jansénisme et richérisme st liés = contribution des idées ds le bas clergé. A la veille de le Révolution = alimentent un sentiment de révolte chez certains curés.
Canon : Corpus de textes inspirés par le Saint-Esprit et définis ds les premiers siècles de l' Eglise (canons de l'Ecriture) ; ensemble des règles doctrinales et juridiques établies par les conciles et par les papes ; partie centrale de la messe entre la fin du sanctus et le début du pater, qui comprend en particulier la consécration.
Confrérie : Association de laics mettant en pratique les principes chrétiens de vie fraternelle et de secours mutuel. Elles st placées sous la protection d'un saint ou d'une dévotion particulière. Elles jouent un rôle imp. ds les paroisses (offrent par ex. des vitraux ou statues). C'est une des rares associations où tout fidèle peut choisi d'y entrer librement et qui est gérée par des laïcs. Les confréries se regroupent en 3 gdes catégories : les confréries de métiers (qui réunissent les membres d'une même profession autour du culte au saint patron ), les confréries de dévotion (qui réunissent ceux qui ressentent de l'attrait pour telle ou telle forme de piété, culte du saint sacrement), les confréries de pénitents (s'orientent vers la lutte contre les hérétiques ou l' entraide au moment de la mort). Attitude de l' Eglise face à ces institutions : = encourage seulement celle de dévotion car les 2 autres ont un caractère profane trop prononcé.
Déisme : Conception de la religion qui accepte l' idée d'un Dieu, mais rejette la révélation et tte religion établie (ex: catholicisme, calvinisme...); Diverses réflexion conduisent au déisme : les humanistes s'interrogent sur la nécéssité d'être bon chrétien pr distinguer le bien et le mal. Le déisme des Lumière est divers.
Etat Généraux : Rassemblent les députés élus par chacun des trois ordres et st convoqués par le roi depuis 1302, quand il le juge nécessaire. Ils rédigent un cahier de doléances; siégent et votent séparément et pour qu'une proposition soit retenue, elle doit être acceptée par les 3 ordres. Le système de représentation est très médiocre. Les rois se méfient de ces assemblées de députés; ce st les difficultés de la fin de l' Ancien Régime et l'échec des tentatives pr les résoudre qui aménent pourtant Louis XVI à convoquer les Etats Généraux pour mai 1789. Ces Etats Généraux seront les derniers de l'histoire de la monarchie puisque dès juin 1789 ils se proclament "essemblée nationale" puis "assemblée constituante".
Edit : Acte législatif rendu par le roi sur une seule matière, à la différence des ordonnances. Ils n'ont pas de forme diplomatiques précise : au XVI , ils st svt scellés de cire jaune, ce qui marque leur caractère provisoire mais à partir du XVII, d'autres le st de cire verte = perpétuité. Ds la monarcie française aucune décision législative ne peut lier un successeurn ce qui permet à Louis XIV de révoquer l' édit de Nantes par l' édit de Fontainebleau en 1685.
Catéchisme : Mot qui a deux sens : l' enseignement de tout ce qu'un chrétien doit savoir, et le livre qui sert de support à cet enseignement. Au début de l' époque moderne cet enseignement n'existait pas : les instructions du curé pendant la messe et les images religieuses figurant dans l' église en tiennent lieu. Mais le protestantisme inaugure le principe d'une formation spécifique destinée aux enfants, et les premiers catéchismes sont imprimés sous forme de questions-réponses. Les catholiques reprennent la même méthode et les catéchismes des jésuites connaissent un vif succès. Le concile de Trente demande aux curés d'enseigner le catéchisme chaque dimanche.
Carême : Période de quarante jours avant Pâques, du mercredi des Cendres au samedi saint. Il entraîne l'obligation du jeûne (ne manger ni viandes, ni oeufs, ni fromage) et de l' abstinence et de la prohibition du mariage. Ds les paroisses c'est aussi un temps de conversion pendant lequel on fait venir des prédicateurs de Carême, des religieux qui viennent assumer les sermons.
Pêché : Acte qui offense Dieu et éloigne l'homme de lui. Le premier pêché, commis par Adam qui a mangé le fruit défendu, est le pêché originel. Pour les cathos. le baptême efface ce pêché. Il existe 7 pêchés capitaux : colère, avarice, luxure, envie, gourmandise, orgueil, paresse.
Le protestantisme ( la Réforme protestante)
De manière générale, le terme de réforme désigne tt changement opéré dans l' Eglise par fidélité au christianisme des origines. Il désigne la Réforme (ou réformation) du XVI ème s. qui a donné lieu au protestantisme et qui s'est coupée de l' Eglise de Rome, au contraire de la réforme catholique issue du concile de Trente. L' idée de réforme de l' Eglise court en Occident depuis les XIV-XV ème s.Martin Luther (1483-1546) énonce publiquement ses idées en 1517 (les 95 théses) et rompt ac Rome en 1520. La diffusion du luthéranisme (le terme protestantisme n'apparaît qu'en 1529) est rapide. A partir de 1541, la France connait une seconde réformation ac la diffusion de la version du protestantisme de Jean Calvin (1509-1564) = le calvinisme, mais celui ci se heurte à une répression énergique voulue par Hneri II (1547-1559). L' année 1559 voit à la fois la conclusion de la paix avec l' Espagne (traité du Cateau Cambrésis) pour mieux lutter contre le protestantisme et le premier synode national des Eglises réformée à Paris. L' édit de Nantes (1598) accorde finalement aux protestants la liberté de conscience, l'égalité civile, mais limite leur liberté de culte (deux villes par bailliage, Paris leur étant exclue) et reconnait leur organisation politique. Sous le régime de l' édit (1598-1685), le protestantisme perd peu à peu sa vitalité et ses priviléges. La période 1598-1629 constitue une première étape: inquiets de l'influence des dévots au moment où triomphe la réforme catholique aprés la mort d'Henri IV, l' édit de grâce d' Alès (1629) consacre la fin des huguenot en supprimant leurs places fortes et le droit de tenir des assemblées politiques. Entre 1630 et 1660, 850 000 réformés (calvinistes) sont bien encadrés par des pasteurs formés ds les académies protestantes. Aprés 1661, la politique royale devient nettement antiprotestante; exclusion des offices, destruction des temples, dragonnades. De 1685 à 1787 le protestantisme n'a plus d'existences légale en France, sauf en Alsace où les luthériens doivent parfois partager leurs lieux de culte ac des cathos. Une menace permanente pèse sur ceux qui désobéissent à l' édit de Fontainebleau, mais cela n'empêche pas une résistance = révoltes. Finalement, les idées de tolérance des philosophes se répandent : l' édit royal de 1787 redonne une existence légale aux réformés en leur permettant notamment d'enregistrer naissances, mariages et décès devant un juge royal. = environ 500 000 calvinistes en France, encadrés par 180 pasteurs et 200 000 luthériens en Alsace.
Luthéranisme : Doctrine de Martin Luther et de ses partisans, et ensemble des Eglises protestantes qui s'y rattachent. Il affirme de manière radicale le retour aux sources évangéliques qui sauvent : la foi seule, la grâce seule, l' Ecriture seule ; il ne garde que deux sacrements ( baptême et eucharistie). La radicalité ac laquelle Luther énonce sa doctrine est l'une des causes de sa ruptures ac Rome en 1520 quand il brûle la bulle papale d' excommunication le concernant. Ses idées trouvent un certains écho en France chez les évangéliques, mais ceux ci vont rarement jusqu'à la rupture avec Rome.
Bulle : Nom donné à un décret solennel du pape. L' acte est scellé avec des billes de plomb (en latin bulla).
Excommunication : Exclusion de la communauté chrétienne prononcée par l'autorité ecclésiastique. Motifs d'excommunication : hérésie, schisme, dettes, concubinages et autres pêchés publics. Le chrétien excommunié est vraiment exclu de la société des hommes : il est interdit d'entretenir le moindre rapport avec lui, il ne peut recevoir les sacrements, ni participer à la messe, ni être enterré au cimetière, avant d'avoir obtenu la levée de l'excommunication.
Calvinisme : Doctrine de réformateur français, né à Noyon, Jean Calvin et de ceux qui l'ont suivi. Proche du luthéranisme au point de vue dogmatique (justification par la foi, autorité de l' Ecriture) mais s'en distinguant par l'insistance sur la prédestination, il en diffère aussi par sa conception de l' Eglise. Le calvinisme atteint son apogée numérique en 1559 (au moins 10% de la pop) mais il décline ensuite pour tomber à 5% au milieu du XVII ème siècle.
Dévots : Aller au-delà du simple respect des pratiques religieuses obligatoires, telle pourait être la définition de la dévotion. Ds un sens plus strict, les dévots sont une élites de personnes éprises de perfection personnelle et souhaitant diffuser la réforme catholique.
Pasteurs : Dans les Eglises réformées, ministre du culte. Contrairement à l' Eglise catholique, le principe du sacerdoce universel ne le différencie des autres que par sa fonctions. Ils sont souvent issus des milieux aisés et cultivés et les exigences du minitères sont lourdes mais le pasteur a moins de pouvoir que le curé car il partage son pouvoir de direction de la communauté avec le consistoire (organisme dirigeant de l' Eglise locale).
Académie protestante : Etablissement d'enseignement supérieur ayant pour but de former les futurs pasteurs. Elles sont svt enrtretenues par les synodes provinciaux. La formation dispensée y est de grande qualité : pour y entrer il faut avoir suivi sept années de grammaire et d'humanités ; on y enseigne la théologie pdt 2ans et l'hébreu pdt 3ans. Elles ne st pas seulement des lieux de transmission du savoir et de formation religieuse mais aussi des lieux d'élaboration des connaissances à l' échelle européenne.
Synode : Assemblée représentative d'une Eglise où sont prises des décisions la concernant. Chez les catholiques, assemblée diocésaine convoquée par l' évêque réunissant les curés et les représentants des chapitres. Au temps de la réforme catholique ils jouent un rôle imp. car ils précisent les rèles disciplinaires applicables au clergé. Chez les protestants, les synodes se réunissent ts les ans pour choisir les futurs pasteurs, s'occuper de l'entretien des académies.
Dragonnades : Moyen de conversion forcée utilisé contre les protestants en France sous le règne de Louis XIV. Il consiste dans l'obligation faite aux protestants de loger les soldats à cheval (les dragons), les nouveaux convertis en étant exemptés. Il est mis en application ac violence à partir de 1681 dans les régions calvinistes.
Posté le 10.12.2006 par julie
LA MONARCHIE ET SES INSTITUTIONS
Le pouvoir royal
Ministériat : le ministériat est une forme particulière de gouvernement, où le roi ressent le besoin d'avoir à ses côtés un premier ministre. C'est seulement sous Louis XIII qu'apparaît le titre de "principal" ou de "premier ministre", mais avant ce règne certains souverains ont auprès d'eux des conseillers importants (le connétable de Montmorency est "premier conseiller" du roi Henri II, et la reine Catherine de Médicis "chef du conseil" en 1614). C'est seulement en 1630 que Richelieu est qualifié de "premier ministre de l'Etat". Par la suite, d'autres personnes obtiennent les mêmes responsabilités : Mazarin (1602-1661) , la cardinal Dubois (1722-1723) , le cardinal Fleury (1726-1743), Loménie de Brienne (1787-1788).
Au XVIIIe s. , le premier ministre siège ds tous les conseiles de gouvernement ; il est un écran entre le roi et ses ministres ; il a "une tâche d'animation, de chois, de coordination, d'arbitrage et de contrôle" (Michel Antoine). Il n'est à la tête d'aucune administration précise, car il a une compétence universelle.
Connétable : Chef des armées après le roi, il fait partie des grands officiers de la Couronne. Ses pouvoir st étendus à l'organisation de la guerre (tribunal de connétablie et maréchaussée), et cette charge peut donc être dangereuse pour le pouvoir. Après la mort du marquis de Lesdiguières en 1626, Richelieu supprime la fonction.
Coutumes : formant l'une des sources juridiques, les coutumes sont des règles concernant essentiellement le droit privé: le statut des personnes et la famille (puissance paternelle, régime matrimonial, successions, testaments et donations). On distingue traditionnellement deux grandes zones : une France du Nord où règnent les coutumes (au-delà d'une ligne La Rochelle - Genève) et une France méridionale où celles-ci ont été submergées, à partir du XII ème s., par le droit romain écrit (pays de droit écrit).
La réalité est plus complexe. Coutumes et droit écrit tiennent leur force obligatoire du consentement du roi qui s'est tjrs gardé de légiférer directement sur les usages privés de ses sujets. La monarchie lance à partir de 1454 une vaste entreprise de rédaction des coutumes en français. Parallèlement on les réforme : ce travail juridique permet en outre d'y introduire des principes de droit romain ainse que certaines solutions issues de la jurisprudence du parlement de Paris. Il fixe aussi la diversité coutumière : 60 coutumes générales (ou provinciales) et plus de 300 coutumes locales (propres à une ville ou à un "pays").
Cours souveraines : dites aussi cours supérieures = hautes juridictions qui rendent des décisions de justice en dernier ressort. Elles sont de cinq types, à savoir, dans l'ordre chronologique de leur apparition : les parlements, les chambres des comptes, les cours des aides, le grand conseil, les cours des monnaies.
Parlements : ces cours souveraines st de hautes juridictions rendant les décisions de justice, essentiellement en dernier ressort. On dénombre 13 parlements en 1789 ainsi que 4 cours équivalentes ds les provinces récemment réunies au royaume : conseils souverains ou supérieurs (Roussillon, Corse, Alsace) et conseil provincial d'Artois. Les ressorts territoriaux de ces cours sont inégaux en superficie. Le plus étendu est celui du parlement de Paris (la moitié du royaume aus XVI et XVII et le tiers à la fin du XVIII). Les parlements ont à peu près la même organisation : une Grand-Chambre, une ou plusieurs chambres des enquêtes, une chambre des requêtes et une chambre criminelle. Les chambres sont mixtes, composées de magistrats catholiques et protestants pour juger les causes des huguenots. Les parlements st composés d'officiers de justice et d'auxiliaires de justice. Seuls le premier président et le procureur général sont choisis par le roi et révocables par lui. Les offices de conseillers anoblissent. Les magistrats des parlements forment une élite très cultivée, de plus en plus puissante. Les parlements ont non seulement des compétences judiciaires civiles et criminelles mais aussi administratives et politiques. En 1ère instance, ils jugent les crimes de lèse-majesté et les causes touchant le domaine royal. Ils doivent aussi enregistrer tout acte royal ayant forme de lettres patentes pour le rendre exécutoire. Ils exercent un contrôle sur les décisions royales, telles les lois qu'ils sont chargés de faire publier ou diffuser. Si l'acte est jugé contraire aux intérets du roi et de l'Etat, un parlement peut y introduire des modifications sans le dénaturer ou adresser au roi des remontrances (=observations). Pr lui imposer sa volonté, le roi peu envoyer une lettre de jussion avec ordre d'enregistrer et en cas de blocage prolongé, tenir un lit de justice.
Domaine royal : ensemble des terres qui appartiennent au roi (domaine corporel) , des droites féodaux qui y sont attachés, ainsi que des droits régaliens (droits qui appartiennent qu'au roi car il est souverain) , d'aubaine (droit qui appartient au roi ou à un seigneur haut justicier de recueillir la succession d'un étranger ou aubain mort ds le royaume ou sur ses terres)... Constitue une source imp. de revenu pr la monarchie même s'il ne réprésente qu'une part modeste des ressources.
Monarchie absolue : terme apparu sous la Révolution française pr désigner un système de gouvernement où le pouvoir du souverain demeure sans limite. Le mot absolutisme est inconnu pdt l'époque moderne mais celui de monarchie absolue est svt utilisé. Pourtant le pouvoir du roi n'étant pas sans frein : la tentation absolutiste des souverains devait tjrs conposer ac les états provinciaux, les parlements, les corps constitués, et tenir compte des coutumes, des libertés et des priviléges.Il existe des théoriciens de la puissance absolutiste du roi (ex: Jean Bodin ou Cardin Le Bret). La monarchie absolue en France est associée au droit divin : le roi est lieutenant de Dieu sur terre et il n'a de comptes à rendre qu'à lui. Aux XVII et XVIII è s., souveraineté = rationalité : le roi fait faire des enquêtes sur son royaume et Bossuet publie la Politique tirée de l' Ecriture sainte (1709) qui constitue l'apogée de la défense de l'absolutisme.
La monarchie française présente 3 caractéristiques : elle est dite chrétienne, absolue et féodale.
Chambres des comptes : plusieurs chambres des comptes ont survécu à leur rattachement au royaume; en leur ajoutant celles qui sont issues du démembrement de la cour parisienne, la plus ancienne, on recense onze chambres des comptes en France à la fin de l' Ancien Régime. Ces juridictions pouvaient être liées à une cours des aides ou à un parlement. Ces cours souveraines étaient chargées de contrôler les comptes des officiers responsables des finances monarchiques et de conserver les registres apurés. Les chambres veillent aussi à la conservation du domaine royale.
Cour des aides : juridiction établie d'abord à Paris va progressivement, avec l'importance du contentieux fiscal, se démembrer en 13 ressorts provinciaux au cours de l'Ancien Régime. Parfois unies (à un parlement ou à une chambre des comptes), ces cours souveraines jugeaient en dernier ressort toutes les affaires relatives aux impôts (aides, taille, traites, gabelles et octrois) , recevaient en appel les procès instruits par des instances inférieures et enregistraient les lettres patentes à caractère fiscal. Elles st composées surtt d'officiers nobles.
Cour des monnaies : pdt lontps il n'y en eut qu'une, à Paris au XIV, pr juger les affaires relatives aux monnaies et aux métaux précieux. Cette cour pouvait s'occuper des affaires de faux monnayage. Son ressort imp. fut néanmois amputé par les parlements et la chambre des comptes qui fuent attribués de compétences monaitaires.
Cour du trésor : juridiction chargée du contentieux relatif aux revenus du Domaine pr l'ensemble du royaume. En 1693, elle fut remplacée par la Chambre du domaine qui enregistrait les lettres de naturalité (lettres accordant la nationalité française à un étranger).
Grand conseil : juridiction judiciaire détachée du conseil du roi et érigée en cour souveraine en 1497. Sa fonction est de juger les différends entre les cours souveraines, et les affaires dans lesquelles les parlements risquent de se montrer partiaux. Il en résulte une tension permanente entre le grand conseil et les parlements. Il ne faut pas confondre la Cour souveraine appelée grand conseil et le gouvernement "par grand conseil".
Lettres patentes : lettres ouvertes, scellés par la chancellerie. Elles contiennent un ordre royal et doivent être enregistrées par les parlements pour prendre effet. Leur contenu doit être porté à la connaissance de tous, à l'inverse des lettres de cachet.
Lit de justice : acte de justice retenue, cette séance est tenue par le roi devant la Grand-Chambre d'un parlement afin de faire enregistrer une loi ou déclarer une régence. Le lit de justice (large coussin sur lequel s'asseoit le roi) s'impose en 1527 comme un grand cérémonial d'Etat.
Posté le 09.12.2006 par jérémy
CM UE 2 Histoire contemporaine 12/10/06
L’Antiparlementarisme
Plusieurs courants expriment leurs critiques du régime républicain sous la forme de l’antiparlementarisme (caractéristique de la culture politique française).
Oppositions de gauche et de droite qui dénoncent l’inadaptation, l’insuffisance de la République.
I Oppositions de gauche
L’opposition de gauche estime que le régime représentatif n’est pas la démocratie, en effet, l’extrême gauche condamne la République pour ne pas être assez démocratique. La 1ère gauche à critiquer le régime est la gauche radicale (Georges Clemenceau). Les courants socialistes voient dans le parlementarisme l’instrument de la domination bourgeoise mais leur entrée dans les chambres à partir de 1893 les rallient à la République parlementaire. Les anarchistes ne forment pas un parti, ce sont des groupes isolés souvent surveillés par la police qui se sont séparés des autres groupes socialistes depuis 1881. Ils croient que les minorités agissantes font l’histoire et à partir de 1892 il y a une véritable épidémie d’attentats terroristes :
- Ravachole
- au Palais Bourbons à la Chambre des députés où Lustre Vaillan lance une bombe à la gare Saint Lazare au café
- un belge à l’église de la Madeleine à Paris saute avec sa bombe
- 24 Juin 1894 Serti Carnot, président de la République, est assassiné par un anarchiste italien
Dans l’urgence, les lois dites scélérates sont votées entre 1893 et 1894 qui remettent en cause la liberté de la presse, qui frappent les crimes contre la sûreté de l’Etat et qui s’en prend aussi à l’apologie (éloge) de ces crimes. Un procès est organisé en août 1894 qui amalgame des hommes compromis dans des affaires de droits communs, des anarchistes et des hommes coupables de délits d’opinions. Ce procès est un échec, la vague d’attentats va néanmoins cesser et d’autres moyens vont être mis en œuvre par les anarchistes notamment au moment de la création des bourses du travail. Ces anarchistes vont alors devenir des syndicalistes révolutionnaires (ou anarcho-syndicalistes). Pierre Kropotkine disait « Un édifice basé sur des siècles d’histoire ne se détruit pas avec quelques kilos d’explosifs ». Il y a une différence importante entre la France et les pays Européens de social-démocraties (exemple de l’Allemagne et de L’Angleterre). En France la CGT affirme que ces éléments devront se tenir en dehors de toutes les écoles politiques. La CGT prétend représenter la classe ouvrière, elle considère que les courants politiques ne représentent pas la classe ouvrière. La grève générale est le moyen d’émancipation. La référence majeure est la grève générale, mythe mobilisateur comme le Grand Soir... Entre 1904 et 1907, il y a divorce entre les anarchistes et les syndicalistes révolutionnaires qui est à l’origine de la charte d’Amiens (en octobre 1906 congrès d’Amiens) qui précise les objectifs de la CGT (la CGT a été fondée à limoges en 1895). Le syndicat prépare l’émancipation intégrale, il doit être un mouvement de résistance et il doit être conçu comme la base de la réorganisation sociale à venir. Le syndicat n’a pas à s’occuper des courants politiques. Il y a donc affirmation de la coupure entre les syndicats et le parti socialiste (ó affaiblissement des syndicalistes et des courants socialistes). Certains anarchistes continuent à pratiquer le vol et le crime. L’anarchisme se diffuse dans des milieux intellectuels et artistiques et notamment par un hebdomadaire intitulé « l’Assiette au beurre » qui s’en prend à l’ordre établit et qui va dénoncer la collusion entre l’argent et la politique.
II Oppositions de droite
Les tentatives de restauration monarchique ont échouées. La droite est confinée et réduite à une opposition impuissante. La République s’identifie à la gauche, le régime s’incarne dans le parti républicain. Il y a un antiparlementarisme de droite qui se traduit souvent dans des mouvements appelés ligues. Ces ligues délaissent les élections et visent à agir sur l’opinion en jouant la rue contre le pouvoir régulièrement élu (ligues au moment de l’affaire Dreyfus, au moment des années 20 et des années 30). Ce nationalisme est ici un mouvement de repli, un resserrement. Maurice Barrès, qui incarne le mouvement nationaliste (emblème) est romancier et député. Il est attaché à préserver l’héritage matériel et spirituel de la France (l’un des premiers antidreyfusard). Barrès est républicain. Mauras, qui est également traditionaliste, est obsédé par l’idée de décadence française, c’est un néo-monarchiste et il sera l’un des hommes les plus importants du mouvement de l’Action Française. L’Action Française est une ligue par son caractère anti-républicain, qui est une école de pensées par son ambition intellectuelle, c’est un embryon de parti. L’Action Française naît à la fin du XIXe siècle de la convergence du royalisme et du nationalisme qui s’étaient rapprochés au moment du boulangisme. René Rémond disait « née de l’affaire Dreyfus, l’Action française en procède chronologiquement aussi bien qu’intellectuellement ». Mauras rejoint l’Action française en 1899 et elle va se développer pendant toute la période antérieur à la guerre avec des revues, un journal. Mauras juge la République incapable sur le plan extérieur et intérieur. Mauras est donc un contre-révolutionnaire populiste qui entend lutter contre la décadence. L’Action française est anti-démocratique, anti-parlementaire, anti-libérale, antisémite. Maurras veut éliminer de la nation les 4 états confédérés : les juifs, les francs-maçons, les protestants et les métèques (étrangers). L’Action française est au 1er rang d’une droite contestataire qui prône un nationalisme intégral.
La IIIe République a donc toujours connue sur sa gauche une opposition qui la condamne car elle ne serait pas assez démocratique et sur son extrême droite une condamnation de celle-ci car elle est trop démocratique
La question religieuse
I Les origines de la question religieuse
Les Etats de l’Ancien Régime sont confessionnels. Le choix du roi dicte le choix des sujets. Le pouvoir royal refuse de tolérer l’existence de minorités religieuses. L’Edit de Nantes a été révoqué par Louis XIV en 1685. L’autorité religieuse est investit d’un grand nombre d’activités sociales (acte de naissance, baptême, mariage, décès). L’Eglise contrôle les institutions d’enseignement et d’assistance (écoles et hôpitaux). L’Eglise forme un corps, un E